Calendrier des grandes expositions artistiques à Paris

  • L’Âge d’or de la peinture anglaise : De Reynolds à Turner Chefs d’œuvre de la Tate Britain

11 septembre 2019 – 16 février 2020

Cette exposition, construite à partir des chefs-d’oeuvre de la Tate Britain, met à l’honneur une période phare dans l’histoire de la peinture en Angleterre, allant des années 1760 jusqu’à 1820 environ. Elle entend dresser un panorama qui permette d’en saisir toute l’originalité et la diversité. Elle mène le visiteur de la fondation de la Royal Academy, avec des artistes comme Reynolds et Gainsborough, jusqu’au nouveau tournant qui s’amorce au début du XIXe siècle, notamment avec Turner.
Le public y redécouvrira les grands classiques de l’art britannique, trop rarement présentés en France.

 

Musée du Luxembourg 19 rue de Vaugirard 75006 Paris Tél : 01 40 13 62 00

A venir :
 
– Esprit es-tu là ? Les peintres et l’au-delà
Du 1er avril au 26 juillet 2020

La nouvelle exposition du musée Maillol, après une première étape au LaM de Villeneuve d’Ascq, révèle l’oeuvre d’une sélection d’artistes spirites autour de trois figures principales de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle : Augustin Lesage, Victor Simon et Fleury-Joseph Crépin. Le parcours chronologique, historique et thématique présentera plus d’une centaine d’œuvres issues de collections européennes, publiques et privées.

Originaires tous trois du Nord de la France et de milieu modeste, travaillant comme mineurs, plombiers ou cafetiers, rien ne les prédestinait à la peinture, jusqu’à que ce que des voix les enjoignent à le faire.
Naissent alors des œuvres étranges, d’une minutie exceptionnelle et d’une grande qualité plastique, conçues comme des édifications spirituelles, associant des influences et des motifs d’origines disparates : chrétiennes, hindoues, orientales ou encore inspirées de l’Égypte antique. L’ornement et la symétrie dominent dans leurs œuvres ainsi que dans celles des autres peintres spirites également présentés dans l’exposition. Le courant spirite, qui apparaît d’abord aux États-Unis au milieu du XIXe siècle, fait des émules en Europe. Communiquer avec les esprits devient rapidement un phénomène de société, favorisé par les guerres qui secouent le continent, puis cultivé par les milieux intellectuels. Les surréalistes André Breton ou Victor Brauner seront parmi les premiers à collectionner les œuvres de ces artistes, jusqu’à Jean Dubuffet.

Musée Maillol : 61 Rue de Grenelle 75007 Paris
 
– MONDRIAN FIGURATIF : Une histoire inconnue 
12 septembre 2019 au 26 janvier 2020

La peinture figurative de Piet Mondrian (1872-1944) est longtemps restée méconnue. Pourtant, celui qui se distingue aujourd’hui comme le plus important collectionneur de l’artiste, Salomon Slijper (1884-1971) s’est passionné pour cet aspect longtemps oublié de son oeuvre. Ayant rencontré le maître aux Pays-Bas où il se réfugie pendant la Première Guerre mondiale, ce fils de diamantaire d’origine amstellodamoise réunit un ensemble unique de peintures et de dessins de l’artiste avec lequel il se lie d’amitié. Mondrian procède lui-même à la sélection d’une suite représentative de sa production exécutée entre 1891 et 1918, enrichissant l’ensemble de quelques pièces abstraites ultérieures ; les majorités des acquisitions ayant lieu entre 1916 et 1920. Le soutien que Slijper apporte au peintre est de taille. Plus encore, il change sa vie. À une époque où Mondrian ne parvient pas à vivre de son travail et fait des copies au Rijksmuseum pour joindre les deux bouts, les achats en nombre de son récent mécène lui ouvrent de nouvelles perspectives et lui permettent de financer son retour à Paris en juin 1919.
Le devenir de la collection de Salomon Slijper n’est pas sans rappeler l’héritage de Michel Monet qui est l’un des fleurons du musée Marmottan Monet. Comme le fils de l’impressionniste, Slijper est resté sans enfant. Comme ce dernier, Slijper a institué un musée – le Kunstmuseum de La Haye (anciennement Gemeentemuseum) – son légataire. Comme le fonds Monet présenté dans l’hôtel particulier de la rue Louis Boilly, la collection Slijper constitue le premier fonds mondial de l’oeuvre de l’artiste

A venir :

Cézanne et les Maîtres. Rêve d’Italie

du 27 février au 05 juillet 2020

Le musée Marmottan Monet organise, du 27 février au 5 juillet 2020, une exposition inédite intitulée « Cézanne et les maîtres. Rêve d’Italie». Pour la première fois l’œuvre de l’Aixois sera mise en regard de chefs-d’œuvre des plus grands maîtres italiens, du XVIe au XIXe siècle. Ainsi une exceptionnelle sélection de toiles de Cézanne dont l’iconique Montagne Sainte-Victoire, les incontournables Pastorale et natures-mortes, feront face à un rare ensemble de peintures anciennes signées Tintoret, Le Greco, Ribera, Giordano, Poussin, et pour les modernes Carrà, Sironi, Soffici, Pirandello sans oublier Boccioni et Morandi.

Musée Marmottan : 2 rue Louis Boilly 75016 Paris

Métro La Muette

Tél. : 01 44 96 50 33
 
 
Félix Fénéon (1861-1944). Les temps nouveaux, de Seurat à Matisse

Exposition du 16 octobre 2019 au 27 janvier 2020

Aucune exposition n’a encore rendu hommage à Félix Fénéon (1861-1944), acteur majeur de la scène artistique de la fin du XIXe siècle et du tournant du XXe siècle. Le musée de l’Orangerie en association avec le musée du quai Branly-Jacques Chirac et The Museum of Modern Art, New York (MoMA) propose de célébrer sa personnalité hors du commun, encore injustement méconnue. L’exposition montrera les différentes facettes de ce personnage singulier, au physique de quaker et à l’humour pince-sans-rire, qui sut concilier carrière de fonctionnaire modèle, engagement artistique et convictions anarchistes. Chroniqueur, rédacteur à la Revue Blanche, critique d’art, éditeur – il publia Les Illuminations de Rimbaud -, galeriste, Fénéon fut également un collectionneur exceptionnel qui réunit un nombre important de chefs d’œuvre comprenant un ensemble unique de sculptures africaines et océaniennes. Soutien inconditionnel du néo-impressionnisme, découvreur de Seurat, directeur artistique de la galerie Bernheim-Jeune, défendant le fauvisme, le futurisme, Matisse, le rôle de Fénéon sur la scène artistique du début du XXe siècle fut déterminant.
L’exposition réunira un ensemble exceptionnel de peintures et dessins de Seurat, Signac, Degas, Bonnard, Modigliani, Matisse, Derain, Severini, Balla, etc., des pièces africaines et océaniennes ainsi que des documents et archives.

A venir :

– Giorgio de Chirico. La peinture métaphysique

Exposition du 1er avril au 13 juillet 2020

L’exposition Giorgio de Chirico. La peinture métaphysique retrace le parcours et les influences artistiques et philosophiques qui ont nourri l’artiste Giorgio de Chirico de Munich à Turin, puis à Paris où il découvre les avant-gardes picturales de son temps et enfin à Ferrare. De manière inédite, seront mis en lumière les liens du peintre, découvert par Apollinaire puis soutenu par le marchand Paul Guillaume, avec les cercles culturels et littéraires parisiens.

Giorgio De Chirico, Il Ritornante, .jpg
Né en Grèce et formé dans le creuset de la culture classique et du romantisme allemand tardif, De Chirico développe les fondements d’une nouvelle conception artistique aux côtés de son frère cadet Alberto Savinio. Elève à l’Académie des Beaux-Arts de Munich à partir de 1908, il découvre la pensée de Nietzsche et Schopenhauer ainsi que les oeuvres de Böcklin et de Klinger. Après un passage à Milan puis Florence, c’est cependant depuis la France, à Paris dès l’automne 1911, qu’il met en place un vocabulaire plastique singulier au contact des révolutions picturales modernistes. Il est très vite remarqué par certaines personnalités artistiques de son temps. Guillaume Apollinaire, Maurice Raynal et André Salmon, mais aussi André Breton, Paul Éluard, Jean Paulhan, sont parmi les premiers à s’intéresser à son œuvre et à la promouvoir.

L’exposition trouve ainsi toute sa place au musée de l’Orangerie autour de la figure de Paul Guillaume qui fut le tout premier marchand de Giorgio de Chirico. De retour en Italie en 1915, il est envoyé avec son frère Savinio à Ferrare pour des raisons militaires et y poursuit ses recherches picturales. La période ferraraise (juin 1915-décembre 1918) est l’occasion pour les peintres Carlo Carrà et Giorgio Morandi de fréquenter les deux frères permettant ainsi la formation de ce que l’on qualifiera plus tard d’”école métaphysique” et sur laquelle se clôt l’exposition.

Musée de l’Orangerie – Jardin des Tuileries – Place de la Concorde 75001 PARIS tél.: +33 (0)1 44 77 80 07

Musée d’Orsay

A venir :

– James Tissot L’ambigu moderne

24 mars – 19 juillet 2020
Né à Nantes, formé à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris et ayant mené carrière des deux côtés de la Manche, Jacques Joseph Tissot, est un artiste majeur de la seconde moitié du XIXe siècle, à la fois ambigu et fascinant.
S’il est très régulièrement représenté dans les expositions dédiées à cette période, cette rétrospective est la première qui lui est consacrée à Paris depuis celle organisée au Petit Palais en 1985.

A la fin des années 1850, Tissot fait ses premières armes dans la capitale où sa passion pour l’art japonais comme ses relations avec les cercles les plus influents nourrissent sa peinture. Dans le creuset parisien, à une époque où la modernité théorisée par Baudelaire trouve son expression sous le pinceau de Whisler, Manet ou Degas, Tissot et son esprit dandy sont appréciés par la société mondaine.
Après la guerre de 1870 et la Commune de Paris, il s’installe à Londres et poursuit une carrière en vue qui le voit naviguer dans les meilleures sphères.
Peu à peu, son oeuvre se concentre sur la figure radieuse puis déclinante de sa compagne Kathleen Newton, incessamment présente dans ses tableaux. La mort de cette dernière en 1882 scelle le retour en France de Tissot.
Sa carrière se poursuit dans la description des déclinaisons multiples de la Parisienne, objet d’un grand cycle (La Femme à Paris), et les explorations de sujets mystiques et religieux, avec le cycle du Fils prodigue et les centaines d’illustrations de la Bible, qui rendront l’artiste immensément célèbre au tournant du XIXe au XXe siècle.

Centrée sur la figure de James Tissot, veillant à ancrer l’art de ce peintre dans le contexte artistique et social de son temps, cette exposition présente les grandes réussites d’un artiste aux images souvent iconiques, et ses recherches les plus audacieuses.
Elle explore également la fabrique de son oeuvre : les thèmes qui lui sont chers et leurs variations, mais également sa volonté de s’exprimer dans des techniques variées, telles que l’estampe, la photographie ou l’émail cloisonné, en sus de la peinture.

 

Léon Spilliaert (1881-1946) : Lumière et solitude

15 juin – 13 septembre 2020
 
Léon Spilliaert est l’homme des solitudes inquiétantes, des perspectives infinies. Entre interrogations métaphysiques et culture flamande, il surprend, déroute par des oeuvres inclassables, inventant un symbolisme de la nuit intérieure qui marquera l’art belge.

Il se nourrit des oeuvres picturales d’Odilon Redon ou James Ensor mais aussi des écrits d’Emile Verhaeren et Maurice Maeterlinck. Toutefois, s’il subit l’influence du symbolisme fin de siècle, son oeuvre s’étend au-delà. Ses visages hallucinés flirtent avec l’expressionnisme ; ses paysages épurés semblent annoncer le minimalisme.

L’exposition, la première en France depuis près de 40 ans, se concentrera sur les années 1896 à 1919, les plus intenses de Spilliaert, et présentera ses oeuvres les plus radicales.

 
Horaires :
  • Ouverture de 9h30 à 18h le mardi, le mercredi, le vendredi, le samedi et le dimanche de 9h30 à 21h45 le jeudi vente des billets jusqu’à 17h, 21h le jeudi évacuation à partir de 17h15, 21h15 le jeudi groupes admis sur réservation uniquement du mardi au samedi de 9h30 à 16h, jusqu’à 20h le jeudi
  • Fermeture tous les lundis et les 1er mai et 25 décembre.

Musée d’Orsay

1 Rue de la Légion d’Honneur – 75007 Paris

Picasso (Musée)

– « Picasso. Tableaux magiques »

1er octobre 2019-23 février 2020

Entre l’été 1926 et le printemps 1930, Pablo Picasso réalise un vaste ensemble de peintures que le critique d’art Christian Zervos nommera dès 1938 « tableaux magiques ». Avec ces œuvres aux figures si étranges, Picasso expérimente différentes formes plastiques et ouvre un nouveau chapitre de sa création. Ici s’annonce déjà la puissance de « Guernica ».
L’exposition permettra la réunion exceptionnelle d’une grande partie de ces œuvres si singulières, aujourd’hui dispersées dans le monde entier, en les replaçant dans le contexte du surréalisme et des courants psychanalytiques contemporains.

A venir :

– PICASSO ET LA BANDE DESSINEE

31 mars — 26 juillet 2020

« Picasso. Comics » est la première exposition consacrée aux liens entre l’oeuvre de Pablo Picasso et l’univers de la bande dessinée. A travers une sélection de dessins, d’estampes et
de planches originales, le parcours revient d’abord sur la passion de Picasso pour le genre – en témoignent les lectures hebdomadaires que Gertrude Stein lui fait de Pim Pam Poum, de Rudolph Dirks, publié dans le supplément du New York Journal au début du xxe siècle. Toujours curieux d’expérimenter de nouvelles techniques, Picasso s’essaye lui aussi à cet art. Des journaux illustrés qu’il crée enfant jusqu’aux vignettes de Songe et mensonge de Franco (1937), en passant par son goût toujours vif pour la caricature et l’illustration, les incursions de l’artiste espagnol
dans le monde du neuvième art sont fréquentes. Enfin, « Picasso. Comics » montrera la place importante que Picasso occupe dans la bande dessinée contemporaine. Reiser, Clément Oubrerie, Milo Manara, Art Spiegelman ou encore Jean Ache : nombreux sont les auteurs à faire de lui un personnage iconique et à intégrer à leurs planches l’artiste et son oeuvre.

– PICASSO POÈTE

31 mars — 26 juillet 2020

« Picasso poète » explore un aspect méconnu de l’œuvre de Pablo Picasso en montrant l’importance de l’écriture poétique dans sa démarche créatrice. L’exposition propose
un parcours à travers de nombreux poèmes manuscrits de
l’artiste, en les confrontant aux dessins et peintures qui leur sont contemporains. Elle montre les correspondances et passages entre textes et tableaux et l’extraordinaire inventivité du poète Picasso qui manie le langage avec autant de liberté que les autres médiums. L’exposition est réalisée en partenariat avec le Museu Picasso de Barcelone, où elle sera présentée du 7 novembre 2019 au 23 février 2020.

Musée Picasso 5 rue de Thorigny, 75003 Paris

Ouvert de 10 h 30-18 h (9 h 30-18 h en période de vacances scolaires) Tous les jours sauf le lundi, le 25 décembre, le 1er janvier et le 1er mai.
 

Programme de la RMN (Réunion des Musées Nationaux) pour l’année 2020 :
 
– Pompéi 25 mars – 8 juin 2020
Grand Palais, salon d’Honneur
 
D’Alesia à Rome, l’aventure archéologique de Napoléon III 28 mars – 15 juillet 2020
Musée d’Archéologie Nationale, Saint-Germain-en-Laye
 
– Réconciliations. Henri IV et Rome (1589 – 1610) 3 avril – 5 juillet 2020
Musée National du Château de Pau, Pau
 
– Noir & Blanc : une esthétique de la photographie.Collections de la Bibliothèque nationale de France 8 avril – 6 juillet 2020
Grand Palais, galerie Sud-Est, Paris
 
– Man Ray et la mode 9 avril – 26 juillet 2020
Musée du Luxembourg, Paris
 
– De Couleur et d’encre. Chagall et les revues d’art 24 mai – 1er septembre 2020
Musée national Marc Chagall, Nice
 
– Les conquérants de l’Ancien Monde 27 juin – 9 novembre 2020
Musée National de Préhistoire, Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil
 
– Le surréalisme dans l’Art américain 25 juin – 25 octobre 2020
Centre de la Vieille Charité, Marseille
 
Femmes peintres, des artistes comme les autres (1780-1830)30 septembre 2020 – 24 janvier 2021
Musée du Luxembourg, Paris
 
 

Musées de banlieue et de province


Musée des Beaux-Arts de Rouen

– SO BRITISH ! 10 CHEFS-D’ŒUVRE DE LA COLLECTION PINAULT

5 Juin 201911 Mai 2020

De juin 2019 à mai 2020, le musée des Beaux-Arts de Rouen accueille la Collection Pinault. Quelques mois avant l’ouverture de la Bourse de Commerce, futur lieu d’exposition de l’institution au cœur de Paris, ce partenariat permet de découvrir à Rouen un pan inédit de son patrimoine.

Depuis sa création il y a près de 30 ans, la Collection Pinault n’a cessé de se développer pour devenir un acteur majeur de la scène artistique contemporaine. Riche d’œuvres des plus grands artistes de notre temps, régulièrement présentées au Palazzo Grassi et la Pointe de la Douane à Venise, comme dans de nombreuses expositions de référence, la Collection Pinault compte parmi les plus importantes et dynamiques collections d’art contemporain au monde.

Musée des Beaux-Arts de Rouen

Esplanade Marcel Duchamp
76000 Rouen
Accès handicapés : 26 bis, rue Jean Lecanuet
Tél. : 02 35 71 28 40

Hôtel de Caumont

  • “Hokusai, Hiroshige, Utamaro. Les grands maîtres du Japon”

Du 8 novembre 2019 au 22 mars 2020

Hôtel de Caumont-Centre d’Art
3, rue Joseph Cabassol 13100 Aix-en-Provence
Tél. : 04.42.20.70.01

Ouvert 7 jours sur 7
de 10h à 18h (octobre-avril)
de 10h à 19h (mai-septembre)

 

 

Pour marque-pages : Permaliens.

Les commentaires sont fermés