Calendrier des grandes expositions artistiques à Paris

Musée du Luxembourg 19 rue de Vaugirard 75006 Paris Tél : 01 40 13 62 00

Musée Maillol

  • La Collection Emil Bührle Manet, Degas, Renoir, Monet, Cézanne, Gauguin, Van Gogh, Modigliani, Picasso
Du 20 mars au 21 juillet 2019

Au printemps 2019, le musée Maillol accueille les chefs-d’oeuvre de la Collection Emil Bührle, l’une des collections particulières les plus prestigieuses au monde. Présenté pour la première fois en France, cet ensemble, réuni entre 1936 et 1956 à Zurich, propose un panorama de l’art français du XIXe et du début du XXe siècle.

Né en Allemagne, Emil Georg Bührle (1890-1956) s’établit en Suisse en 1924 et rassemble, surtout entre 1951 et 1956, plus de 600 oeuvres d’art. Pour la première fois à Paris, une partie de ces chefs-d’oeuvre est présentée et réunie au sein d’une même exposition.

Dévoilant une soixantaine de trésors de la Collection Emil Bührle, l’exposition parcourt plusieurs courants de l’art moderne : les grands noms de l’impressionnisme (Manet, Monet, Pissarro, Degas, Renoir, Sisley) et du postimpressionnisme (Cézanne, Gauguin, Van Gogh, Toulouse-Lautrec), les débuts du XXe siècle avec les Nabis (Bonnard, Vuillard), les Fauves et les Cubistes (Braque, Derain, Vlaminck), et l’École de Paris (Modigliani), pour finir avec Picasso.

En attendant son emménagement permanent dans la nouvelle extension du Kunsthaus de Zurich, la Collection Emil Bührle s’offre une visibilité nationale et internationale. Après la Fondation de l’Hermitage à Lausanne en 2017 et trois musées majeurs au Japon en 2018, le musée Maillol aura le privilège de montrer des chefs-d’oeuvre tels que La petite danseuse de quatorze ans de Degas (vers 1880), Les coquelicots près de Vétheuil de Monet (vers 1879), Le garçon au gilet rouge de Cézanne (vers 1888/90), ou encore Le semeur au soleil couchant de Van Gogh (1888).

Leur confrontation soulignera les liens et les filiations entre les courants artistiques à travers différentes époques, tout en illustrant l’apport personnel de chacun des peintres à l’histoire de l’art. Emil Bührle, pour qui les créations passées influençaient celles du présent, aimait préciser que « finalement Daumier me conduisait à Rembrandt et Manet à Frans Hals ».

L’exposition propose un témoignage historique majeur, présentant l’histoire de cette collection d’un industriel suisse pendant la Seconde Guerre mondiale et de la décennie qui a suivi. Une salle, consacrée aux documents d’archives, évoque le parcours des chefs-d’œuvre et présente les résultats de la recherche que mène la Collection E.Bührle sur ses fonds depuis plus de quinze ans.

Musée Maillol : 61 Rue de Grenelle 75007 Paris
 
Maison de la culture du Japon

– ÔTSU-E – Peintures populaires du Japon

Du 24 avril au 15 juin 2019 – de 12h à 20h

« ÔTSU-E : peintures populaires du Japon » est la première exposition organisée en Europe sur l’imagerie japonaise de l’époque d’Edo. Elle révèle, à travers plus de cent vingt œuvres et documents, un art populaire méconnu qui se développa près de Kyoto entre le XVIIe et le XIXe siècle.

Les Ôtsu-e ou « images d’Ôtsu » sont des peintures exécutées au pochoir, qui connurent une grande popularité tout au long de l’époque d’Edo, du début du XVIIe au milieu du XIXe siècle. Elles étaient vendues aux voyageurs et aux pèlerins qui empruntaient la route du Tôkaidô reliant Kyoto à Edo (aujourd’hui Tokyo), et dont la ville d’Ôtsu en est le premier relais. Les thèmes de ces peintures — au nombre d’environ cent vingt — furent d’abord religieux, avant d’évoluer vers des contenus satiriques ou moraux. Le répertoire le plus connu est composé d’une dizaine de sujets — comme le démon travesti en moine ou la jeune fille à la glycine — auxquels furent attribuées des vertus protectrices.

De nombreux artistes du XIXe siècle, en particulier de l’école ukiyo-e, comme Kuniyoshi ou Kawanabe Kyôsai, furent fascinés par cette imagerie et s’en inspirèrent, produisant des versions parodiques qui prolongent leur esprit humoristique. 

Ce n’est que dans les années 1920, sous l’impulsion du mouvement pour les arts populaires (mingei), que ces images d’Ôtsu furent redécouvertes, étudiées et miraculeusement préservées par le penseur Yanagi Muneyoshi (1889-1961). Les plus belles pièces de cette collection unique au monde, conservées au Japan Folk Crafts Museum, le musée qu’il fonda à Tokyo en 1936, sont montrées dans l’exposition.
 
 
Maison de la culture du Japon : 101 bis Quai Branly, 75015 Paris
Téléphone : 01 44 37 95 01
– L’ORIENT DES PEINTRES : DU RÊVE À LA LUMIÈRE 07 mars 2019 – 21 juillet 2019
 
Le musée Marmottan Monet présente, du 7 mars au 21 juillet 2019, l’exposition « L’Orient des peintres, du rêve à la lumière ». Riche d’une cinquantaine de chefs-d’oeuvre provenant des plus importantes collections publiques et privées d’Europe et des États-Unis (musée du Louvre, musée d’Orsay, musée des Augustins de Toulouse, la Städtische Galerie im Lenbachhaus und Kunstbau de Munich, la collection Thyssen-Bornemisza de Madrid, le Rijksmuseum d’Amsterdam, le Sterling and Francine Clark Art Institute de Williamstown), cette manifestation entend révéler à travers ce voyage un nouveau regard sur cette peinture.

2 rue Louis Boilly 75016 Paris

Métro La Muette

Tél. : 01 44 96 50 33
 
  • Édouard Bénédictus, le spectacle en couleurs

du 21 mars au 23 juin 2019

À l’occasion de la Semaine du dessin, dédiée cette année aux arts du spectacle, le Musée Nissim de Camondo présente, du 21 mars au 23 juin 2019, une exposition consacrée aux rapports privilégiés que le chimiste, peintre et décorateur Édouard Bénédictus (1878-1930) a entretenus avec l’univers du spectacle. L’exposition « Édouard Bénédictus. Le spectacle en couleurs » revient sur la contribution aux arts de la scène de ce créateur prolifique et pluridisciplinaire dont les œuvres révèlent toute sa virtuosité à jouer des couleurs et des motifs. Celles-ci sont issues du fonds du département des Arts graphiques du Musée des Arts Décoratifs, l’un des plus importants en France et qui conserve les plus remarquables productions de cet artiste dont certaines n’ont jusqu’alors jamais été exposées. Édouard Bénédictus fait l’admiration de ses contemporains par la diversité de ses talents. Ses découvertes de chimiste sont fameuses : il brevette notamment en 1909 un procédé de verre feuilleté qui constitue une véritable avancée pour l’industrie automobile. De même, son œuvre en tant qu’artiste décorateur spécialisé dans le textile ainsi que ses modèles de compositions décoratives publiés dans les années 1920 sont présentés dans plusieurs expositions et publications. En revanche, c’est la première fois que ses dessins de décors et de costumes sont étudiés pour eux-mêmes.
 
Musée Nissim de Camondo 63, rue de Monceau  75008 Paris Tél. : 01 53 89 06 50 ou 06 40 (boîte vocale) Métro : Villiers, Monceau Autobus : 30, 94, 84
 
  • Franz Marc / August Macke. L’aventure du Cavalier bleu

Exposition du 6 mars au 17 juin 2019

Cette exposition présente deux figures majeures de l’expressionnisme allemand et du mouvement Der Blaue Reiter [Le Cavalier bleu], Franz Marc (1880-1916) et August Macke (1887-1914). Dès 1910, ces artistes nouent une amitié portée par leur intérêt commun pour l’art français et plus particulièrement, pour Cézanne, Van Gogh, Gauguin et le fauvisme, qu’ils découvrent lors de leur séjour à Paris. Tous deux expriment dans leurs premiers tableaux, souvent peints en plein-air, une même fascination spirituelle pour le paysage et la nature. C’est au moment de leur rencontre en 1911 avec Vassily Kandinsky et de la création de l’Almanach du Blaue Reiter, que leur peinture prend un tournant plus radical, plus stylisé. Franz Marc abandonne la peinture de plein-air et commence à peindre ses fameux chevaux bleus qui inspirent le titre de la revue. Si Marc co-édite avec Kandinsky l’Almanach, August Macke en réunit les visuels ethnographiques et rédige une étude sur les masques africains. Très actifs, ils collaborent également à l’organisation d’expositions internationales d’avant-garde comme à Cologne en 1912 et à Berlin en 1913 tout en poursuivant leur propre évolution. Ainsi Franz Marc, marqué par l’exposition des Futuristes italiens et par les tableaux de Robert Delaunay, se tourne vers l’abstraction en 1913. Macke, quant à lui, va se distancier de la spiritualité intellectuelle de Kandinsky pour privilégier un rapport plus évident entre l’homme et la nature notamment au cours de son voyage en Tunisie avec Paul Klee. Mobilisés dès août 1914, les deux artistes meurent au front laissant des œuvres inachevés mais emblématiques du versant hédoniste, coloré et séduisant de l’expressionnisme allemand.

Musée de l’Orangerie – Jardin des Tuileries – Place de la Concorde 75001 PARIS tél.: +33 (0)1 44 77 80 07

Musée d’Orsay

  • Le “Talisman” de Sérusier : Une prophétie de la couleur
29 janvier – 02 juin 2019
 
La petite étude de plein-air réalisée par Paul Sérusier à Pont-Aven, en octobre 1888, “sous la direction de Gauguin”, comme l’indique l’inscription manuscrite au revers du panneau, a été très vite élevée au rang d’icône. Lorsque l’artiste, de retour à l’Académie Julian, présente aux Nabis (“prophètes” en hébreu) ce paysage “synthétique” aux couleurs pures et aux formes simplifiées, ceux-ci en font leur “talisman”. Ce dernier rejoint la collection de Maurice Denis, qui a contribué à en faire une oeuvre fondatrice en livrant le récit de sa création dans un texte publié dans la revue L’Occident en 1903 : “Comment voyez-vous cet arbre, avait dit Gauguin devant un coin du Bois d’Amour : il est vert. Mettez donc du vert, le plus beau vert de votre palette ; et cette ombre, plutôt bleue ? Ne craignez pas de la peindre aussi bleue que possible”. Ainsi nous fut présenté pour la première fois, sous une forme paradoxale, inoubliable, le fertile concept de la “surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées”.
Cette présentation, riche de plus 60 oeuvres, s’appuie sur les collections du musée d’Orsay liées à l’école de Pont-Aven et aux Nabis en même temps que sur celles du musée de Pont-Aven. Elle intègre des prêts exceptionnels de musées français, ainsi que de nombreuses oeuvres conservées en collection particulière.

 

 
Horaires :
  • Ouverture de 9h30 à 18h le mardi, le mercredi, le vendredi, le samedi et le dimanche de 9h30 à 21h45 le jeudi vente des billets jusqu’à 17h, 21h le jeudi évacuation à partir de 17h15, 21h15 le jeudi groupes admis sur réservation uniquement du mardi au samedi de 9h30 à 16h, jusqu’à 20h le jeudi
  • Fermeture tous les lundis et les 1er mai et 25 décembre.

Musée d’Orsay

1 Rue de la Légion d’Honneur – 75007 Paris

Petit Palais

– Paris romantique, 1815-1848

Du 22 mai 2019 au 15 septembre 2019

Après “Paris 1900, la Ville spectacle”, le Petit Palais présente une grande exposition-événement qui offre un vaste panorama de la capitale durant les années romantiques, de la chute de Napoléon à la révolution de 1848

Près de 600 œuvres – peintures, sculptures, costumes, objets d’art et mobilier – plongent le visiteur dans le bouillonnement artistique, culturel et politique de cette période. Grâce à une scénographie immersive, le parcours invite à une promenade dans la capitale à la découverte des quartiers emblématiques de la période : les Tuileries, le Palais-Royal, la Nouvelle-Athènes, Notre-Dame de Paris ou les Grands boulevards. L’exposition évoque tour à tour : le Palais des Tuileries ; Paris, capitale de la mode et de l’artisanat d’art ; le choc des styles au Salon du Louvre ; la passion pour le Moyen-Âge ; le Paris des révolutions ; la vie de bohême ; les cercles artistiques et musicaux de la Nouvelle Athènes et enfin le Paris des spectacles.

Un volet dédié aux salons littéraires et mondains présenté au musée de la Vie romantique complète l’exposition.

– L’Allemagne romantique : Dessins des musées de Weimar

Du 22 mai 2019 au 01 septembre 2019

Le Petit Palais présente pour la première fois en France une sélection de 140 dessins, provenant de la riche collection des musées de Weimar en Allemagne. Ces feuilles d’exception, alors sélectionnées par Goethe (1749-1832) pour le Grand-Duc de Saxe-Weimar-Eisenach mais aussi pour sa propre collection, offrent un panorama spectaculaire de l’âge d’or du dessin germanique de 1780 à 1850 environ.

À la fin du XVIIIe siècle, la ville de Weimar, résidence des ducs de Saxe-Weimar joue un rôle éminent en tant que centre intellectuel de l’Allemagne. Personnalité centrale de cette cour éclairée, Goethe y accumule de nombreuses responsabilités liées à la politique culturelle et y rédige la plupart de ses œuvres. Collectionneur averti et dessinateur lui-même, il choisit pour le compte du Grand-Duc de très belles feuilles représentant toutes les facettes du dessin allemand.

À cette époque, la littérature, les arts plastiques et la musique connaissent de profondes transformations qui bouleversent leurs règles et leur pratique. Si le mouvement romantique n’a jamais eu de chef de file et s’il existe une grande disparité de styles, les artistes s’accordent à privilégier l’expression des passions et la subjectivité de leur vision. Cette période voit s’épanouir, chez un grand nombre d’artistes allemands, un génie du dessin qui s’impose comme l’expression la plus novatrice de la création d’alors.

Outre les figures emblématiques de Caspar Friedrich, Philipp Runge et Johann Füssli, le visiteur découvre plus de trente-cinq artistes essentiels dans l’histoire du dessin : Tischbein, Carstens, Fohr, Horny, von Schadow, Schinkel, von Schwind, Richter ou encore les nazaréens,Overbeck et Schnorr von Carolsfeld, qui étaient portés par la spiritualité chrétienne et le sentiment national.

Petit Palais : Avenue Winston Churchill 75008 Paris

Du mardi au dimanche de 10h à 18h

Tous les vendredis jusqu’à 21h

 

Picasso (Musée)

 
  • «Calder-Picasso»

19 février-25 août 2019

Alexander Calder (1898-1976) et Pablo Picasso (1881-1973) ont renouvelé notre façon de percevoir. En explorant des thèmes figuratifs comme abstraits, l’exposition « Calder-Picasso » étudiera l’expression du « vide-espace » dans les œuvres de ces deux artistes, dans leurs résonances et leurs différences. Le propos de l’exposition s’appuiera sur les traces tangibles d’une relation entre les deux hommes, leurs points communs, leurs rencontres, leurs collaborations artistiques et les confrontations de leurs œuvres ; ces éléments seront sous-jacents au fil de l’exposition, qui proposera une lecture synthétique et métaphorique de l’œuvre des deux créateurs fondée sur le tracé du vide comme matrice. S’inscrivant dans la modernité au XXe siècle, Calder et Picasso placent au cœur de leur pratique l’expérience directe et personnelle du spectateur, en lui donnant accès à des perspectives obscures voire illusoires. L’exposition rassemblera environ 150 œuvres des deux artistes, selon un parcours thématique qui utilisera la confrontation au vide comme prisme à l’analyse des tensions conceptuelles et formelles sur lesquelles repose la création de ces deux artistes majeurs du XXe siècle. Elle sera accompagnée d’un catalogue rassemblant de nombreuses contributions majeures et inédites sur le sujet. L’exposition est réalisée en partenariat avec la Calder Foundation et la Fundación Almine y Bernard Ruiz-Picasso para el Arte. Elle sera présentée au Museo Picasso Málaga à l’automne 2019.

 

Musée Picasso 5 rue de Thorigny, 75003 Paris

Ouvert de 10 h 30-18 h (9 h 30-18 h en période de vacances scolaires) Tous les jours sauf le lundi, le 25 décembre, le 1er janvier et le 1er mai.
 
 

Musées de banlieue et de province


Musée Fournaise

  • Exposition “20 ans d’acquisitions”

Du 12 janvier au 14 juillet 2019

 

20 ans Roger Martin

Une collection : l’oeuvre du temps

Le musée Fournaise revient sur les vingt dernières années, période clef durant laquelle ses collections ont pris une nouvelle dimension.

Lieu de mémoire, le musée est également un centre actif de recherche sur les loisirs en bord de Seine au 19e siècle, en particulier le canotage, et sur la peinture de paysage par les Petits Maîtres des bords de Seine. Ce sont ces deux axes qui ont guidé les nouvelles acquisitions depuis vingt ans. Certaines sont prestigieuses : un bronze de Renoir et Guino, trois oeuvres d’André Derain, des lettres originales de Maupassant, une aquarelle d’Albert Lebourg… S’y ajoutent de nombreux documents et une quarantaine de paysages à l’huile que l’on doit au pinceau d’artistes moins connus, mais choisis pour la qualité, la douceur et la délicatesse de leur touche.

Les oeuvres s’exposent et se racontent : celle-ci aurait appartenu aux Fournaise, celle-là fut retrouvée dans un grenier, une autre nous revient d’Australie…

Constamment soutenue par les recherches, les rencontres et la générosité des donateurs, la collection du musée est, à force de patience et d’opiniâtreté, l’oeuvre du temps.

Musée Fournaise Ile des Impressionnistes, 3, rue du Bac 78400 Chatou Tél : +33 (0)1 34 80 63 22


A L’ÉTRANGER


Tous les Rembrandt du Rijksmuseum (Amsterdam)
du 15 février 2019 au 10 juin 2019

A l’occasion du 350e anniversaire de la mort de Rembrandt, le Rijksmuseum présente en 2019 pour la première fois dans l’histoire une exposition rétrospective de toutes les peintures, gravures et dessins de Rembrandt, issus de sa collection. Avec des chefs-d’œuvre tels que La Ronde de nuit, La Fiancée juive et Le Syndic de la guilde des drapiers, le Rijksmuseum est dépositaire de la plus grande collection au monde de peintures de Rembrandt et, en outre, l’aperçu le plus représentatif de toute son œuvre. Compte tenu de la fragilité des dessins et des gravures, c’est la première fois dans l’histoire du musée que toute la collection est exposée dans son entièreté. L’exposition Tous les Rembrandt donne une image incomparable de Rembrandt en tant qu’artiste, en tant qu’être humain, en tant que conteur, et montre à quel point il était un novateur.

Collection Rembrandt au Rijksmuseum

Les 22 tableaux de son œuvre de jeunesse Portrait d’un jeune homme à son plus tardif Autoportrait en apôtre Paul, donnent un aperçu de l’ensemble de sa vie. Le point culminant de la collection de tableaux est le plus grand chef-d’œuvre de Rembrandt : La Ronde de nuit.

L’importante collection de dessins, 60 au total, couvre toutes les périodes et tous les styles de Rembrandt, dont un certain nombre de dessins exceptionnels de ses débuts. Le Rijksmuseum ne présente que les 300 meilleurs et les plus beaux exemplaires des 1300 gravures de Rembrandt. Comme les gravures et les dessins du XVIIe siècle sont particulièrement fragiles et très sensibles à la lumière, ils sont rarement montrés ou prêtés. Le fait que le Rijksmuseum présente aujourd’hui l’ensemble de sa collection Rembrandt pendant près de quatre mois est unique dans son histoire.

L’exposition

L’exposition Tout Rembrandt présente la vie et l’œuvre de Rembrandt à partir de thèmes. Dans la première partie, nous voyons les étapes importantes qu’il a franchies en tant que jeune artiste. Nous regardons par-dessus son épaule dans le miroir. Qui regarde de près ses nombreux autoportraits observera sa progression, son talent sans pareil. Dans une autre partie, nous faisons connaissance de son environnement. Dans ses jeunes années, Rembrandt s’exerce à faire le portrait de sa mère, de sa famille et de ses connaissances et, plus tard, de son épouse Saskia. Il représente même d’une manière pénétrante sa femme Saskia clouée au lit. Le monde qui l’entoure le fascine aussi. Des mendiants et musiciens de rue aux vagabonds et aux acteurs, il réalise d’innombrables portraits des gens qu’il rencontre.

Rembrandt était un conteur plein de talent. Ses histoires forment le cœur de la dernière partie de l’exposition. Mieux que quiconque, Rembrandt a compris l’art d’atteindre le cœur d’une histoire. La plupart sont de vieilles histoires tirées de la Bible, comme La Fiancée juive (Isaac et Rebecca) (vers 1665-1669) et Autoportrait en apôtre Paul (1661), qu’il a su restituer à l’échelle humaine, de manière reconnaissable, intime et perceptible, par sa maîtrise de l’expression des gestes et des émotions. D’abord délicatement, et plus tard avec une technique expérimentale plus flagrante. Il utilise ingénieusement les effets de couleur et de lumière pour renforcer ses histoires et les ramener à leur essence.

 
 

 

Pour marque-pages : Permaliens.

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