« Dalva » et « La route du retour » de Jim Harrison

Jim Harrison est un écrivain américain qui adore la France et la bonne bouffe.

Il aime aussi la nature, les grandes balades. Il connait un nombre incalculable d’oiseaux. C’est aussi un poète et un grand défenseur de l’âme indienne.

Le thème sous-jacent de ces deux romans est d’ailleurs le massacre des indiens d’Amérique à travers les yeux de gens qui ont du sang indien et du sang européen (n’oublions pas que ce sont les européens qui ont conquis ce continent).

La route du retour n’est pas vraiment la suite de Dalva. Ces deux romans sont complémentaires et l’un revisite l’autre.

Phrases extraites de « La route du retour » dont quelques unes sont assez édifiantes pour ceux qui font profession de peindre :

-  aussi absurde que cela puisse paraître à un contemporain, je m’étais engagé dans l’armée comme de nombreux artistes et écrivains afin de préserver la gloire de la France(…)

-  « nous constatons une terrible confusion entre l’art et le marché de l’art, entre littérature et édition …)

-  (…) le reste des amis qui vivent en dessous de seuil de pauvreté et qui essayaient de peindre ou d’écrire, les deux professions où l’on a le moins de chance de réussir.

-  l’enfer c’est un monde sans oiseau

Autre roman : « De Marquette à Veracruz ». Toujours l’amérique profonde des américains voyageurs !

Quand on aura lu ces livres, on se fera peut être une idée plus nuancée de l’Amérique et de ses habitants…

Un grand écrivain. A découvrir.

Pour marque-pages : Permaliens.

Les commentaires sont fermés