« Les corrections » de Jonathan Franzen est un excellent roman. Paru en 2001, il a obtenu le National Book Award.
C’est un pavé de 716 pages, qui nous conte une tranche de vie(s) américaine à travers l’histoire d’une famille, avec le père Alfred, un ingénieur à la retraite souffrant de la maladie de Parkinson, la mère Enid, un peu radotante et casse-pieds et les trois (grands) enfants, Gary l’homme d’affaires égoïste, lui même marié et père de famille, Chip l’éternel étudiant, prof gauchiste et enfin Denise l’indépendante, divorcée et cuisinière de talent dans un grand restaurant de Philadelphie.
C’est à vous dégouter à jamais des histoires de famille, tellement tout le monde est mal à l’aise ensemble…
La fin est assez terrible avec la description de père qui voit de plus en plus le monde à travers la maladie de Parkinson, un monde particulier et effrayant, avec sa femme qui se venge plus ou moins de ce qu’elle a enduré dans sa vie…
Bref, c’est l’histoire d’une famille unie mais déchirée, écrite avec talent par Jonathan Franzen, le tout dans une Amérique qui gagne, mais sait se remettre en question, comme le prouve la phrase ci-dessous (page 514) :
Robin se tourna et la regarda droit dans les yeux. « À quoi ça sert la vie ?
– Je ne sais pas.
– Je ne sais pas non plus. Mais je ne pense pas que le but soit de gagner. »
Ce roman est passionnant dès le début et jusqu’à la fin et Jonathan Franzen est un écrivain à suivre !
« Les corrections » de Jonathan Franzen Points poche
P.S Interview vidéo de Jonathan Franzen sur le thème : « comment écrivez vous ? »
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