Saül Bellow (1915-2005) est un immense écrivain américain.
Il est né au Québec en 1915 d’une famille venant de Russie.
Pour ce livre, il reçoit, le prix Pulitzer. Il a également reçu le Nobel en 1976
Écrit à la première personne, l’histoire en est le cheminement d’un écrivain juif américain nommé Charlie Citrine, en proie à des difficultés existentielles (et matérielles), des doutes.
Il a un ami, un poète américain nommé Humboldt qui le guide à ses débuts et l’aide même à construire une pièce de théâtre qui fera un énorme succès à Broadway.
Mais le destin de ce poète est tragique et il se laisse peu à peu sombrer dans la déchéance, ce qui est finalement le lot de tout poète qui entend le rester.
Humboldt en veut à Citrine, d’autant plus que Citrine s’éloigne de lui.
Un jour, il aperçoit Humboldt de l’autre côté de la rue. Mais il ne le rejoindra pas, il le laissera partir en se cachant même de lui.
Peu après Humboldt meurt et lui lègue un manuscrit (c’est ça le « don » de Humboldt : Humboldt Gift en anglais) qui fera un grand succès.
Quelques phrases du livre :
Je deviens trop sentimental devant la laideur urbaine. Sujet à cette tendance moderne à transfigurer la médiocrité, tous ces déchets, cette crasse au moyen de l’art et de la poésie, par le pouvoir supérieur de l’esprit.
Il affirmait (Rudolf Steiner) qu’entre la conception d’un acte et son exécution par la volonté s’intercalait un hiatus de sommeil. En cela, l’être humain ressemblait aux plantes dont toute l’existence est sommeil. P. 118
L’argent est nécessaire à la protection du sommeil. (…) Lorsque l’on purge l’oeil de sa taie interne pour s’élever à un niveau plus élevé de conscience, le besoin d’argent se fait moins pressant. P. 119
trouve avant de chercher page 120
Un grand livre qui pose bien des questions.

