Vincent Van Gogh – Entre terre et ciel
Vincent Van Gogh – Entre terre et ciel : les paysages 26 avril – 27 septembre 2009
Si vous avez l’occasion de passer par Bâle, en Suisse, consacrez un peu de temps à une visite exceptionnelle, celle du Kunstmuseum qui a rassemblé, pour l’occasion, un ensemble de 70 tableaux de paysages de Vincent Van Gogh, éparpillés dans tous les pays.
Certaines toiles sont célèbres et d’autres peu connues.
Le paysage est l’occasion pour Van Gogh de célébrer la nature.
Il la copie à un tel point, qu’il fait se côtoyer des couleurs qui ne devraient pas s’harmoniser, exactement comme dans la réalité, avec l’exaltation en plus.
Le mélange dangereux des couleurs est particulièrement flagrant dans le cyprès où l’on peut trouver des mauves, des bleus, des jaunes des bruns des roses, etc. Il faut s’en approcher pour les voir, comme dans le détail de l’oeuvre ci-dessous :
Il n’y a ici que des paysages et d’ailleurs, Van-Gogh en a peint un très grand nombre, sa palette ayant évoluée des couleurs sombres de sa période hollandaise, à des couleurs plus vives, mais pas saturées contrairement à l’impression qu’elles donnent.
De plus, il se sert de son pinceau presque comme d’un couteau à peindre, avec une tension décuplée.
Il semble fasciné par la vie et par la nature, auxquelles il rend de vibrants hommages.
Des paysages simples
C’est dans les paysages simples, une allée de jardin,
des usines à l’horizon de champs de blé,
un bord de rivière,
une scène de moisson en Provence,
des maisons,
des bateaux de pêche,
des champs de blé,
rien jamais de grandiose, qu’il trouve la vraie beauté de la nature (voir ci-dessus).
Toutes ces oeuvres magnifiques sont à voir jusqu’au 7 septembre 2009.
Citations de Van-Gogh sur les paysages et la couleur :
– Pour les paysages, je commence à trouver que de certains, faits encore plus vite que jamais, sont les meilleurs dans ce que je fais.
– Il y a bien plus de gens qui font habilement en croquis, que les gens qui peuvent peindre couramment et qui prennent la nature par le côté couleur ? Cela restera plus rare et que les tableaux soient appréciés ou on, cela trouve son amateur un jour…
– Au lieu de rendre exactement ce que j’ai sous les yeux, je me sers de la couleur pour m’exprimer plus fortement
– Qu’il s’agisse de la figure ou du paysage, il y a toujours eu, parmi les peintres, une tendance à convaincre les gens qu’un tableau était autre chose que la représentation de la nature telle qu’on la verrait dans un miroir, autre chose qu’une imitation, c’est a dire que c’est une recréation.
– Le coloriste est celui qui, voyant une couleur dans la nature, parvient à bien l’analyser et à dire, par exemple, ce gris-vert est du jaune avec du noir et presque pas de bleu, etc… C’est aussi celui qui sait faire sur la palette les gris de la nature.








