Un personnage hors du commun que cette « blonde de nuit », tueuse en série hors pair, une sorte d’idiote criminelle par manque d’éducation !
C’est original, assez drôle et particulièrement bien ficelé.
On se demande ce qui va bien pouvoir arriver et chaque nouveau chapitre recouvre bien des surprises.
Il faut dire aussi que c’est très bien écrit ; exemple, un passage p. 353 :
« Elle regardait un point précis des marches en béton de l’école et se rappelait que, là, Marlène Mastich lui avait dit qu’elle avait les cheveux sales. Juste là, pour le claironner sur tous les toits, très exactement là. Mais, maintenant, ce point précis, la marche et toute l’école appartenaient à Charlène, et toutes les autres personnes n’étaient que des souvenirs, des traces qu’une horrible journée avaient laissées dans son esprit(…) ».
Courte biographie :
Né en 1947 dans l’État de New York, Thomas Perry, après avoir obtenu un doctorat d’anglais, a fait un peu tous les (petits) métiers, avant de devenir professeur et de se tourner vers la télévision et enfin d’écrire des romans (environ 14). Il vit actuellement en Caroline du sud avec sa femme et ses deux filles.
« Blonde de nuit » de Thomas Perry Seuil, 2009, 462
