Calendrier des grandes expositions artistiques à Paris (et ailleurs)

Maison de Balzac

– Balzac, Daumier et les Parisiens, de la Comédie humaine à la comédie urbaine

Du 22 novembre 2023 au 31 mars 2024

S’il n’existe pas de preuve d’un lien entre Balzac et Daumier, tout laisse à penser qu’ils se sont croisés dans les salles des journaux et chez les éditeurs avec qui ils travaillaient régulièrement.Avec cette exposition, la Maison de Balzac se propose d’établir une correspondance entre dessin et littérature, entre ces deux hommes qui se rejoignent surtout par le regard aigu qu’ils ont porté sur leurs contemporains, brossant un vaste panorama de la société.Cette proximité a maintes fois été soulignée, notamment par Charles Baudelaire qui a écrit « la véritable gloire et la vraie mission de Gavarni et de Daumier ont été de compléter Balzac, qui d’ailleurs le savait bien, et les estimait comme des auxiliaires et des commentateurs ».Les concierges, les saute-ruisseaux, les grisettes, les cuisinières, les employés et les petits commerçants trouvent ainsi une large place tant dans La Comédie humaine que dans l’œuvre gravée de Daumier. Ici comme là, l’observation relève les travers, les petitesses et les ridicules, sans grande indulgence mais avec une attention profonde pour l’humanité.

L’exposition propose au sein même de la maison occupée par Balzac de 1840 à 1847, une soixantaine de gravures de Daumier mais aussi quelques-unes de ses peintures, offrant ainsi un dialogue inédit sur deux œuvres qui se répondent et se complètent. Pour enrichir et actualiser ces regards sur les Parisiens, le parcours présente également des dessins de plusieurs caricaturistes et illustrateurs contemporains.

Adresse : 47, rue Raynouard 75016 Paris

Téléphone :+33 (0)1 55 74 41 80

Musée du Louvre

– Naples à Paris  Le Louvre invite le musée de Capodimonte

7 juin 2023 – 8 janvier 2024

PARTENARIAT EXCEPTIONNEL AVEC LE MUSÉE DE CAPODIMONTE.
EXPOSITION AU CŒUR DES COLLECTIONS

7 juin 2023 – 8 janvier 2024
Aile Denon, Salon Carré et Grande Galerie
Aile Sully, Salle de la Chapelle

7 juin – 25 septembre 2023
Aile Sully, Salle de l’Horloge

 Réaffirmant l’importance des collaborations entre les institutions muséales européennes, le musée du Louvre a noué pour l’année 2023 un partenariat d’une envergure inédite avec le musée de Capodimonte.

Le musée de Capodimonte

Ancienne résidence de chasse des souverains Bourbon, le palais (la Reggia en italien) abrite aujourd’hui l’un des plus grands musées d’Italie et l’une des plus importantes pinacothèques d’Europe, tant par le nombre que par la qualité exceptionnelle des œuvres conservées. Capodimonte est l’un des seuls musées de la péninsule dont les collections permettent de présenter l’ensemble des écoles de la peinture italienne. Il abrite également le deuxième cabinet de dessins d’Italie après celui des Offices ainsi qu’un ensemble remarquable de porcelaines.

Une soixantaine des plus grands chefs-d’œuvre du musée napolitain sera exposée dans trois lieux différents du Louvre.

Le musée du Louvre est ouvert tous les jours, sauf le mardi.
La dernière admission se fait 1 h avant la fermeture. L’évacuation des salles commence 30 min avant la fermeture.

 

Musée du Luxembourg

– « Gertrude Stein et Pablo Picasso. L’invention du langage »

Du 13 septembre 2023 au 28 janvier 2024

 

À l’occasion de la célébration du 50e anniversaire de la mort de Picasso, le Musée du Luxembourg propose une grande exposition sur l’histoire d’une amitié hors norme, entre deux icônes du XXe siècle, Pablo Picasso et Gertrude Stein.

Gertrude Stein (1874-1946), une immigrée juive américaine, à la fois écrivaine, poète et esthète, s’installe à Paris dès 1903 peu après l’arrivée de Picasso, alors jeune artiste. Leur position d’étrangers et leur marginalité fondent leur appartenance à la bohème parisienne et leur liberté artistique. Leur amitié s’est cristallisée autour de leur travail respectif, fondateur du cubisme et des avant-gardes picturales et littéraires du XXe siècle. Leur postérité est immense.

En examinant leur complicité et leur inventivité, l’exposition du Musée du Luxembourg traversera un siècle d’art, de poésie, de musique et de théâtre à travers de grandes figures telles que Henri Matisse, Juan Gris, Marcel Duchamp, Jasper Johns, Andy Warhol, Bruce Nauman, Carl Andre, Joseph Kosuth, Hanne Darboven, Glenn Ligon, John Cage, Bob Wilson, Gary Hill ou encore Philip Glass.

Musée du Luxembourg 19 rue Vaugirard 75006 Paris

MAM (Musée d’Art Moderne)

– Nicolas de Staël 

du 15 septembre 2023 au 21 janvier 2024

Le Musée d’Art Moderne de Paris consacre une grande rétrospective à Nicolas de Staël (1914-1955), la première en France depuis vingt ans.

La rétrospective rassemble une sélection d’environ 200 tableaux, dessins, gravures et carnets venus de nombreuses collections publiques et privées, en Europe et aux États-Unis. À côté de chefs-d’œuvre emblématiques tels que le Parc des Princeselle présente un ensemble important d’œuvres rarement, sinon jamais, exposées, dont une cinquantaine montrées pour la première fois dans un musée français.

Organisée de manière chronologique, l’exposition retrace les évolutions successives de l’artiste, depuis ses premiers pas figuratifs et ses toiles sombres et matiérées des années 1940, jusqu’à ses tableaux peints à la veille de sa mort prématurée en 1955. Si l’essentiel de son travail tient en une douzaine d’années, Staël ne cesse de se renouveler et d’explorer de nouvelles voies : son « inévitable besoin de tout casser quand la machine semble tourner trop rond » le conduit à produire une œuvre remarquablement riche et complexe, « sans esthétique a priori ». Insensible aux modes comme aux querelles de son temps, son travail bouleverse délibérément la distinction entre abstraction et figuration, et apparaît comme la poursuite, menée dans l’urgence, d’un art toujours plus dense et concis : « c’est si triste sans tableaux la vie que je fonce tant que je peux », écrivait-il.

La rétrospective permet de suivre pas à pas cette quête picturale d’une rare intensité, en commençant par ses voyages de jeunesse et ses premières années parisiennes, puis en évoquant son installation dans le Vaucluse, son fameux voyage en Sicile en 1953, et enfin ses derniers mois à Antibes, dans un atelier face à la mer.

La vie de Staël a d’emblée créé un mythe autour de son art : de son exil après la Révolution russe jusqu’à son suicide tragique à l’âge de 41 ans, la vie du peintre n’a cessé d’influer sur la compréhension de son œuvre. Sans négliger cette dimension mythique, la rétrospective entend rester au plus près des recherches graphiques et picturales de Staël, afin de montrer avant tout un peintre au travail, que ce soit face au paysage ou dans le silence de l’atelier. Enfant exilé devenu voyageur infatigable, l’artiste est fasciné par les spectacles du monde et leurs différentes lumières,qu’il se confronte à la mer, à un match de football, ou à un fruit posé sur une table. Variant inlassablement les outils, les techniques et les formats (du tableautin à la composition monumentale), Staël aime « mettre en chantier » plusieurs toiles en parallèle, les travaillant par superpositions et altérations successives. Le dessin joue, dans cette exploration, un rôle prépondérant dont une riche sélection d’œuvres sur papier souligne le caractère expérimental.

Un extrait du documentaire Nicolas de Staël, La peinture à vif de François Lévy-Kuentz, co-écrit avec Stéphane Lambert et Stéphan Lévy-Kuentz et coproduit par Martin Laurent (Temps Noir) et ARTE France, sera présenté en permanence dans les salles de l’exposition et diffusé dans son intégralité sur ARTE le 24 septembre 2023.

Le catalogue de l’exposition permet d’approfondir encore la connaissance du travail du peintre, grâce à des textes sur sa relation aux maîtres du passé et à son contemporain Georges Braque, ou encore son rapport au paysage et à la nature morte. L’ouvrage contient également un entretien des commissaires avec Anne de Staël, fille aînée de l’artiste, ainsi que le texte intégral et inédit du « Journal des années Staël » de Pierre Lecuire, écrivain, éditeur et ami proche de Staël.

L’exposition Nicolas de Staël est organisée par le Musée d’Art Moderne de Paris en étroite collaboration avec la Fondation de l’Hermitage à Lausanne, où elle sera présentée du 9 février au 9 juin 2024.

Musée d’Art Moderne de Paris
11 avenue du Président Wilson 75116 Paris

Tél : 01 53 67 40 00

Horaires 

Ouvert de 10h à 18h du mardi au dimanche.
Nocturne les jeudis jusqu’à 21h30.

 

Musée Marmottan

– Berthe Morisot et l’art du XVIIIe siècleWatteau, Boucher, Fragonard, Perronneau

Le musée Marmottan Monet présente du 18 octobre 2023 au 03 mars 2024 l’exposition « Berthe Morisot et l’art du XVIIIe siècle. Watteau, Boucher, Fragonard, Perronneau ». Conçue en partenariat avec à la Dulwich Picture Gallery de Londres, l’exposition y actuellement montrée jusqu’au 10 septembre 2023. Si l’impressionniste Berthe Morisot (1841-1895) a toujours été une peintre de la vie moderne, son art a, de son vivant, souvent été comparé au travail des artistes français du XVIIIe siècle, poussant Renoir à la qualifier de « dernière artiste élégante et «féminine» que nous ayons eu depuis Fragonard ». En parcourant sa rétrospective posthume de 1896, Paul Girard commenta ainsi « C’est le XVIIIe siècle modernisé ». L’exposition se propose de rechercher l’origine de cette inspiration, de montrer, à l’appui d’œuvres du XVIIIe siècle, confrontées à ses propres œuvres emblématiques de l’Impressionnisme, les manifestations et la forme de son imprégnation et de sa compréhension du génie du siècle des Lumières.

18 octobre 2023 – 03 mars 2024

Musée Marmottan : 2 rue Louis Boilly 75016 Paris Métro La Muette Tél. : 01 44 96 50 33

 

– Amedeo Modigliani. Un peintre et son marchand

Du 20 septembre 2023 au 15 janvier 2024

 
Près d’un siècle après la rencontre entre les deux hommes en 1914, cette exposition se propose de revenir sur l’un des moments emblématiques de la vie d’Amedeo Modigliani, celui où Paul Guillaume devient son marchand. Elle s’attachera à explorer la manière dont les liens entre les deux personnages peuvent éclairer la carrière de l’artiste.
À son arrivée à Paris en 1906, Modigliani, artiste juif d’origine italienne, est peintre. Sa rencontre avec Constantin Brancusi, sculpteur d’origine roumaine, en 1909, agit pour lui comme une révélation : il s’initie à la sculpture et s’y consacre presque exclusivement jusqu’en 1914. Sa rupture avec cette pratique est aussi soudaine que totale : de 1914 à sa mort en 1920, il renoue avec la peinture et produit alors de nombreux tableaux consacrés principalement à la seule figure humaine. C’est cette pratique de la peinture qui est au cœur de la relation entre l’artiste et le marchand. Paul Guillaume l’encourage, lui loue un atelier à Montmartre, fait connaître ses toiles dans les cercles artistiques et littéraires parisiens. Il achète, vend et collectionne ses œuvres.

C’est par l’entremise du poète Max Jacob (1876-1944) que le jeune galeriste et collectionneur Paul Guillaume aurait découvert Modigliani en 1914. Il devient alors vraisemblablement son marchand, comme on le comprend à la lecture de la correspondance entre Paul Guillaume et son mentor, le poète et critique d’art Guillaume Apollinaire (1880-1918) alors au front. C’est dans ce contexte parisien que Modigliani immortalise son galeriste dans une série de portraits peints et dessinés restés célèbres : il en réalise pas moins de quatre entre 1915 et 1916. Le premier d’entre eux, conservé au musée de l’Orangerie, proclame la relation privilégiée qu’entretiennent le marchand et l’artiste. Guillaume, qui n’a alors que vingt-trois ans, est représenté en costume, ganté et cravaté comme un pilote visionnaire de l’avant-garde, surplombant les mots « Novo Pilota ». Cette inscription nous laisse entrevoir que le galeriste suscite alors un grand espoir chez le peintre. Guillaume, à travers ses récits, nous dresse aussi le portrait d’un Modigliani plus intime avec lequel il partage des affinités artistiques et littéraires. Leur intérêt commun pour l’art africain est manifeste. Les deux hommes sont également sensibles à la littérature et à la poésie. Guillaume se souvient ainsi que Modigliani « aimait et jugeait la poésie, non point à la manière froide et incomplète d’un agrégé de faculté, mais avec une âme mystérieusement douée pour les choses sensibles et aventureuses. »

Musée de l’Orangerie
Jardin des Tuileries, Place de la Concorde (côté Seine) 75001 Paris

Musée d’Orsay

– Van Gogh à Auvers-sur-Oise – Les derniers mois

Riche d’une quarantaine de tableaux et d’une vingtaine de dessins, l’exposition mettra en lumière cette période dans un propos thématique : premiers paysages figurant le village, portraits, natures mortes, paysages de la campagne environnante. Elle présentera aussi une série, unique dans l’œuvre de Van Gogh, de tableaux d’un format allongé en double carré.

Du 03 octobre 2023 au 04 février 2024

Musée d’Orsay 1 Rue de la Légion d’Honneur – 75007 Paris

Pour marque-pages : Permaliens.

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