Le baroque hispanique
Au carrefour des influences italiennes et flamandes, mais également nourri par les découvertes et les échanges issus des territoires américains nouvellement conquis, l’art espagnol du Siècle d’or se caractérise par une richesse esthétique et thématique remarquable. Cette production constitue l’un des chapitres les plus singuliers de l’histoire artistique occidentale, bien que proportionnellement peu représentée dans les collections françaises. Des artistes venus de toute l’Europe, tels que Greco (1541-1614) ou Antonio Moro (v. 1520- v. 1577), participent au renouvellement de la peinture espagnole en lui insufflant innovation et vitalité. L’Espagne devient alors un terrain fertile pour l’épanouissement du style baroque. Ce terme, venant du portugais barroco, désignait à l’origine la forme d’une perle irrégulière et se caractérise, en art, par des formes foisonnantes, théâtrales et triomphantes, visant la séduction des sens. Francisco de Zurbarán, Juan Carreño de Miranda, Bartolomé Esteban Murillo ou encore Matteo Cerezo comptent parmi les maîtres de cette époque. La peinture espagnole excelle alors particulièrement dans les genres du portrait et des thématiques religieuses. Ces sujets religieux, imprégnés de l’esprit de la Contre-Réforme catholique, glorifient l’histoire, la dévotion et les dogmes sacrés dans une expression à la fois visuellement éloquente et intensément spirituelle. Le portrait espagnol est porté à son sommet par Velázquez, qui revitalise les anciennes formules au point de révolutionner le genre. Son Portrait de jeune fille (v. 1638-1642), présenté dans l’exposition, illustre parfaitement cette capacité à conférer une présence saisissante à ses modèles. Une œuvre de John Singer Sargent vient en contrepoint témoigner de l’influence durable de celui que Manet avait baptisé « le peintre des peintres ».
Le Musée Jacquemart-André est ouvert du lundi au dimanche de 10h à 18h. Fermeture exceptionnelle à 16h le vendredi 6 mars et à 18h le dimanche 12 avril.
Dernière admission 30 minutes avant la fermeture du musée.
158 boulevard Haussmann 75008 Paris
Tél. : 01 45 62 11 59
– Jacques-Louis David
15 octobre 2025 – 26 janvier 2026
David est un monument. « Père de l’École française », « régénérateur de la peinture », il a créé des images qui hantent aujourd’hui encore notre imaginaire collectif : Marat assassiné, Bonaparte franchissant les Alpes, le Sacre de Napoléon… C’est à travers le filtre de ses tableaux que nous nous représentons les grandes heures de la Révolution et de l’Empire napoléonien, et dans ses portraits que revit la société de cette époque.
À l’occasion du bicentenaire de sa mort en exil à Bruxelles en 1825, le musée du Louvre offre une nouvelle vision sur une personnalité et une œuvre d’une richesse et d’une diversité exceptionnelles. L’exposition met en lumière la force d’invention et la puissance expressive de la peinture de Jacques-Louis David (1748-1825), plus chargée de sensations que ce que l’imposante rigueur de ses tableaux laisse penser.
L’exposition, qui embrasse la longue carrière d’un artiste qui a connu six régimes politiques et participé activement à la Révolution, réunit une centaine de prêts exceptionnels, dont l’imposant fragment du Serment du Jeu de Paume (dépôt du musée du Louvre au château de Versailles) et la version originale du célèbre Marat assassiné (Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles), sommet de son art.
Ci-dessous, une intéressante vidéo sur le montage de cette grande exposition :
Le musée du Louvre est ouvert tous les jours, sauf le mardi.
La dernière admission se fait 1 h avant la fermeture. L’évacuation des salles commence 30 min avant la fermeture.
En métro Lignes 1 et 7, station « Palais-Royal / Musée du Louvre »
Ligne 14, station « Pyramides »
- L’empire du sommeil
Le musée Marmottan Monet présente du 9 octobre 2025 au 1er mars 2026 l’exposition « L’empire du sommeil ». Placée sous le commissariat de Laura Bossi, neurologue et historienne des sciences, et de Sylvie Carlier, directrice des collections du musée Marmottan Monet, cette manifestation interrogera la portée symbolique et allégorique du sommeil, son importance dans l’iconographie profane et sacrée, et l’influence que les recherches scientifiques, philosophiques et psychanalytiques liées au sommeil ont eu dans le champ de l’art. L’exposition se focalisera sur la période du XIXe siècle et du XXe siècle, périodes de grandes transformations sur l’imaginaire du sommeil.
PETIT PALAIS : Avenue Winston Churchill 75008 Paris Tel : 01 53 43 40 00
Du mardi au dimanche de 10h à 18h – Vendredi et Samedi jusqu’à 20h
EXPOSITIONS EN PROVINCE :
Le Musée Daubigny ferme deux ans pour s’agrandir !
En attendant sa réouverture, il s’invite à la Maison de l’Isle à partir du 11 octobre 2025. Retrouvez les plus belles œuvres de nos collections sur Charles François Daubigny et ses élèves et continuez à profiter de notre programmation d’ateliers et d’animations.
Charles François Daubigny (1817-1878) a profondément marqué l’histoire de la Vallée de l’Oise. Dès son installation à Auvers en 1860, il attire autour de lui un grand nombre d’artistes qui viennent profiter de son enseignement et de son sens de l’accueil. Léonide Bourges, Charles Beauverie, Paul Jouanny, Emile Lambinet, Eugène Lavieille, et bien d’autres, vont l’accompagner pour peindre les bords de l’Oise, les champs, les villages. Ils nous offrent ainsi un témoignage fabuleux sur les paysages tels qu’ils étaient au XIXe siècle et sur l’ambiance qui régnait à l’époque à Auvers.




