Calendrier des grandes expositions artistiques à Paris (et ailleurs)

Le Musée Jacquemart-André est ouvert du lundi au dimanche de 10h à 18h. Fermeture exceptionnelle à 16h le vendredi 6 mars et à 18h le dimanche 12 avril.
Dernière admission 30 minutes avant la fermeture du musée.

158 boulevard Haussmann 75008 Paris
Tél. : 01 45 62 11 59

Musée du Louvre

– Zurbarán – 1598-1664

7 octobre 2026 – 25 janvier 2027

Francisco de Zurbarán compte, avec Diego Velázquez et Bartolomé Esteban Murillo, parmi les peintres espagnols les plus importants du XVIIe siècle. D’abord considéré comme un caravagesque marqué par l’ascétisme monastique, il a progressivement été reconnu au XXe siècle comme un coloriste prodigieux et célébré pour son style très personnel, qui allie la simplification des volumes à un naturalisme saisissant. La National Gallery de Londres, le musée du Louvre et l’Art Institute de Chicago ont donc décidé de s’unir pour proposer une rétrospective qui permettra de découvrir ou de revoir sa peinture, de mieux la comprendre et d’être éblouis par la modernité et la force plastique de ses compositions.

L’objectif de cette exposition n’est pas de présenter une monographie exhaustive, mais plutôt une sélection ambitieuse de peintures de première qualité, accompagnée de repères historiques et culturels, permettant d’admirer la technique de Zurbaran, ses audaces formelles et iconographiques. Le parcours organisé en sept sections, aborde les différentes facettes de l’œuvre peint de Zurbarán dans une logique chrono-thématique qui rend justice au déroulé de sa longue carrière, tout en s’affranchissant par moment de la chronologie pour proposer des regroupements d’œuvres.

L’exposition du Louvre accordera une grande importance aux peintures monumentales provenant des commandes monastiques en Andalousie, qui ont fait la renommée de Zurbarán, mais aussi aux portraits et aux natures mortes, en réservant une place de choix à la courte production de son fils Juan de Zurbarán (1620- 1649). Quelques peintures, datant de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, permettront d’évoquer en épilogue l’importance de Zurbarán pour les avant-gardes en France (Edouard Manet, Pablo Picasso, Juan Gris). 

Cette exposition est organisée par le musée du Louvre, la National Gallery de Londres et l’Art Institute of Chicago

Le musée du Louvre est ouvert tous les jours, sauf le mardi.
La dernière admission se fait 1 h avant la fermeture. L’évacuation des salles commence 30 min avant la fermeture.

En métro Lignes 1 et 7, station « Palais-Royal / Musée du Louvre »
Ligne 14, station « Pyramides »

– Mary Cassatt  L’indépendante

Du 06 octobre 2026 au 31 janvier 2027
Pour marquer le centième anniversaire de la mort de l’artiste, le musée d’Orsay organise une grande exposition consacrée à Mary Cassatt (1844-1926). Il s’agit, en France, d’un événement attendu : les musées nationaux n’ont encore jamais dédié d’exposition majeure à Mary Cassatt, membre actif du groupe impressionniste et l’un de ses piliers. Son centenaire invite à examiner la place centrale de cette artiste de tout premier plan, parvenue, par son talent et sa détermination, à se forger une identité unique dans l’histoire de l’art de la fin du XIXᵉ siècle et du début du XXᵉ, de part et d’autre de l’Atlantique.

 

– Je passe ma vie à peindre »

Un parcours Claude Monet en galerie impressionniste

Du 30 septembre 2026 au 24 janvier 2027
 
Claude Monet, La Pie
À l’occasion du centenaire de sa disparition, Claude Monet est mis à l’honneur dans la galerie impressionniste (salles 29 à 35) à travers un parcours dédié.

Cinq peintures, récemment étudiées ou restaurées, révèlent une autre facette de son art, moins spontanée qu’il n’y paraît. Retraçant les premières décennies de sa carrière jusqu’au tournant du siècle, ses peintures le montrent tout à sa quête de peindre en plein air et de rendre sa « sensation ». Elles traduisent avec brio l’atmosphère des bords de Seine ou les flots houleux de la mer, la verdure printanière ou l’hiver rigoureux de paysages proches ou lointains, que son pinceau transfigure. Mais sous cette éblouissante facilité se cache une quête acharnée : peindre un tableau de trois mètres dans son jardin ; composer un paysage de neige ; évoquer un repas familial grandeur nature, avec ou sans convives ou encore, très concrètement, décider de vernir ou non son tableau. Autant de questions que s’est posées Monet et qui seront abordées dans cet accrochage, élaboré avec le concours du Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France et de Bénédicte Trémolières, restauratrice spécialiste de l’artiste, ainsi qu’avec la participation de plusieurs restaurateurs. L’ensemble nous permet, grâce également à la présentation de quelques lettres, d’aller à la rencontre de l’artiste, au cœur de son œuvre et de son processus de création.

  • Maurice Denis  Illustrer la mystique chrétienne
Du 06 octobre 2026 au 10 janvier 2027
« L’Imitation de Jésus-Christ » est l’un des premiers textes illustrés par Maurice Denis, où il lie son intérêt pour l’illustration, « décoration sans servitude du texte », et sa foi chrétienne.

Ce livre est un recueil de dévotion, attribué au religieux flamand Thomas a Kempis, écrit au début du XVe siècle et ayant connu un immense succès de librairie jusqu’au XIXe où il est l’un des ouvrages les plus lus. Maurice Denis le découvre adolescent et désire très tôt l’illustrer. Finalement, après une dizaine d’années de travail, il trouve un éditeur en la personne d’Ambroise Vollard. Le livre illustré de gravures sur bois d’après les dessins de Denis est publié en 1903. Près de soixante-dix graveurs ont travaillé à sa réalisation.

L’accrochage présente une sélection parmi les quelques 246 feuilles récemment acquises par le musée d’Orsay. Elle invite le visiteur à se plonger dans la genèse de l’œuvre et à tenter de comprendre le cheminement de l’artiste, de la première idée à l’image aboutie. Inlassable expérimentateur, Denis explore des techniques variées, crayon, encre, lavis, calque, pour traduire en dessin les préceptes religieux. Ces dessins seront exposés aux côtés de peintures et d’autres projets de Maurice Denis sur des sujets chrétiens ou spirituels, il seront présentés en regard des pages du livre final, dont le musée d’Orsay a récemment acquis un exemplaire non relié, tel qu’il pouvait être acheté lors de sa publication originale. Ce dispositif permettra d’inscrire les dessins dans la globalité du projet éditorial qui a uni l’artiste Nabi et l’éditeur d’avant-garde.

Musée d’Orsay
Esplanade Valéry Giscard d’Estaing, 75007 Paris

 

– Eva Gonzalès  Parcours d’une artiste libre

15 septembre 2026 – 24 janvier 2027

Le Petit Palais présente une monographie inédite consacrée à la peintre Eva Gonzalès (1847- 1883), en collaboration avec le Van Gogh Museum d’Amsterdam. Contemporaine de Mary Cassatt et de Berthe Morisot, auxquelles elle est souvent associée, Eva Gonzalès n’a pourtant jamais fait l’objet d’une rétrospective d’envergure, ni en France ni à l’international. Mais qui est donc cette femme artiste ? Comment en finir avec la vision romanesque qui a très tôt accompagné sa vie et son oeuvre ? N’est-elle que la seule élève d’Édouard Manet, l’une des figures d’avant-garde les plus sulfureuses de l’époque ? L’exposition met en lumière une œuvre subtile servie par une touche fluide et lumineuse. Gonzalès puise ses sujets dans son cercle familial et amical, saisi dans son quotidien bourgeois.
Réunissant près de 100 oeuvres – peintures, pastels et gravures – dans un parcours chronologique, cette exposition est la première à renouer avec l’ampleur de la rétrospective
posthume de l’artiste organisée en 1885, deux ans après sa mort.
L’œuvre de l’artiste étant disséminée dans le monde entier, de prestigieux prêteurs institutionnels, américains et européens (Denver Art Museum, Dallas Museum of Art, The Art Institute de Chicago, National Gallery de Londres, Kunsthalle de Brême, Musée d’Orsay notamment) et de nombreuses collections privées, ont généreusement accepté de participer à l’exposition.
Issue d’un milieu bourgeois cultivé, Eva Gonzalès bénéficie très tôt d’un environnement propice à l’épanouissement de sa vocation artistique. Son père, Emmanuel Gonzalès, journaliste et homme de lettres reconnu, évolue au coeur de la scène artistique parisienne, tandis que sa mère, Célina Ragut, musicienne, tient un salon fréquenté par le Tout-Paris littéraire et mondain

PETIT PALAIS : Avenue Winston Churchill 75008 Paris  Tel : 01 53 43 40 00

Du mardi au dimanche de 10h à 18h – Vendredi et Samedi jusqu’à 20h

 

 

EXPOSITIONS EN PROVINCE :

 
Le musée ferme 2 ans pour s’agrandir !

Le Musée Daubigny ferme deux ans pour s’agrandir !

En attendant sa réouverture, il s’invite à la Maison de l’Isle à partir du 11 octobre 2025. Retrouvez les plus belles œuvres de nos collections sur Charles François Daubigny et ses élèves et continuez à profiter de notre programmation d’ateliers et d’animations.

Charles François Daubigny (1817-1878) a profondément marqué l’histoire de la Vallée de l’Oise. Dès son installation à Auvers en 1860, il attire autour de lui un grand nombre d’artistes qui viennent profiter de son enseignement et de son sens de l’accueil. Léonide Bourges, Charles Beauverie, Paul Jouanny, Emile Lambinet, Eugène Lavieille, et bien d’autres, vont l’accompagner pour peindre les bords de l’Oise, les champs, les villages. Ils nous offrent ainsi un témoignage fabuleux sur les paysages tels qu’ils étaient au XIXe siècle et sur l’ambiance qui régnait à l’époque à Auvers. 

 
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