Présentée au musée Cognacq-Jay en collaboration avec le Palais Galliera, l’exposition « Révéler le féminin. Mode et Apparences au XVIIIe siècle » propose une immersion dans l’univers fascinant des féminités au siècle des Lumières.
Portraits, scènes galantes et pièces textiles historiques dialoguent pour explorer la diversité des représentations de la féminité telles qu’elles se déploient dans les mises en scène du XVIIIe siècle. L’exposition souligne l’essor d’un style français dont l’élégance séduit alors les cours et l’aristocratie européennes, révélant une histoire du costume à la fois ancrée dans une réalité matérielle et nourrie par l’imaginaire.
Au cœur de cette époque, la France s’impose comme le théâtre incontournable du raffinement et du prestige. Les artistes tels que Maurice Quentin de La Tour, Jean-Marc Nattier, Adélaïde Labille-Guiard, ou encore Élisabeth Vigée Le Brun excellent à traduire l’éclat des étoffes comme la profondeur des âmes, offrant à leurs modèles une aura de grâce et de pouvoir.
Le parcours de l’exposition, qui met en lumière ces œuvres virtuoses, s’enrichit de portraits marqués par une dimension psychologique nouvelle, où l’intimité et le naturel prennent une place centrale, sous l’influence anglaise. En parallèle, les pastorales de François Boucher et les fêtes galantes d’Antoine Watteau façonnent une féminité idéalisée et poétique.
Enfin, des photographies contemporaines de Steven Meisel, Esther Ségal, ou encore Valérie Belin, ainsi qu’une création Chanel par Karl Lagerfeld, suggèrent en contrepoint une réflexion sur la persistance des codes et l’héritage du XVIIIe siècle dans la mode actuelle, entre exigence sociale et imaginaire de la beauté.
Accès : Le musée Cognacq-Jay est situé en plein cœur du quartier du Marais au 8 rue Elzévir, dans le 3e arrondissement de Paris.
Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h
Le musée n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite.
Musée Cognacq-Jay
8 rue Elzévir
75003 Paris
Tél : 01 40 27 07 21
Au printemps 2026, le Musée Jacquemart-André, en collaboration avec la Hispanic Society of America (New York), met à l’honneur l’art baroque hispanique. Elle vous offrira l’occasion d’admirer une quarantaine d’œuvres issues de la prestigieuse institution américaine et pour la première fois réunies en France, parmi lesquelles des peintures des grands maîtres du Siècle d’or tels que Velázquez, Greco et Zurbarán
Le baroque hispanique
Au carrefour des influences italiennes et flamandes, mais également nourri par les découvertes et les échanges issus des territoires américains nouvellement conquis, l’art espagnol du Siècle d’or se caractérise par une richesse esthétique et thématique remarquable. Cette production constitue l’un des chapitres les plus singuliers de l’histoire artistique occidentale, bien que proportionnellement peu représentée dans les collections françaises. Des artistes venus de toute l’Europe, tels que Greco (1541-1614) ou Antonio Moro (v. 1520- v. 1577), participent au renouvellement de la peinture espagnole en lui insufflant innovation et vitalité. L’Espagne devient alors un terrain fertile pour l’épanouissement du style baroque. Ce terme, venant du portugais barroco, désignait à l’origine la forme d’une perle irrégulière et se caractérise, en art, par des formes foisonnantes, théâtrales et triomphantes, visant la séduction des sens. Francisco de Zurbarán, Juan Carreño de Miranda, Bartolomé Esteban Murillo ou encore Matteo Cerezo comptent parmi les maîtres de cette époque. La peinture espagnole excelle alors particulièrement dans les genres du portrait et des thématiques religieuses. Ces sujets religieux, imprégnés de l’esprit de la Contre-Réforme catholique, glorifient l’histoire, la dévotion et les dogmes sacrés dans une expression à la fois visuellement éloquente et intensément spirituelle. Le portrait espagnol est porté à son sommet par Velázquez, qui revitalise les anciennes formules au point de révolutionner le genre. Son Portrait de jeune fille (v. 1638-1642), présenté dans l’exposition, illustre parfaitement cette capacité à conférer une présence saisissante à ses modèles. Une œuvre de John Singer Sargent vient en contrepoint témoigner de l’influence durable de celui que Manet avait baptisé « le peintre des peintres ».
Le Musée Jacquemart-André est ouvert du lundi au dimanche de 10h à 18h. Fermeture exceptionnelle à 16h le vendredi 6 mars et à 18h le dimanche 12 avril. Dernière admission 30 minutes avant la fermeture du musée.
Deux maîtres inégalés de la sculpture occidentale dialoguent à travers les siècles : Michel-Ange et Rodin. Leurs œuvres, qui incarnent la force du corps et la profondeur de l’âme, se rencontrent dans une confrontation inédite où se révèlent continuités comme ruptures.
Organisée en cinq sections – Deux artistes mythiques ; Nature et Antiquité : réinventer le modèle ; Non finito ; Corps et âme ; Energie et vie – l’exposition réunit marbres, bronzes, plâtres, terres cuites, moulages et une très riche production graphique. Le parcours met l’accent sur les enjeux formels et conceptuels qui aboutissent à une même ambition : rendre visible l’énergie intérieure du corps.
Le corps apparaît comme enveloppe et peau de l’âme, matière vivante soumise au temps et au geste. Le parcours interroge aussi la postérité de ces gestes : comment la réécriture de l’antique et l’usage des corps ont préparé les ruptures du XXe siècle ? En montrant filiations, emprunts et détournements, l’exposition propose une lecture sensible des mythes des deux génies et invite à repenser la sculpture non pas comme un élément qui « fait forme » mais comme un laboratoire d’innovations artistiques.
– Martin Schongauer Le bel immortel
8 avril – 20 juillet 2026
Martin Schongauer est l’un des artistes germaniques les plus importants et les plus populaires de la fin du Moyen Âge. Né à Colmar vers 1445, mort à Vieux-Brisach en 1491, il est installé comme peintre mais doit sa renommée, dès son vivant, à son œuvre de graveur. Fils et frère d’orfèvres, il n’a pas lui-même exercé ce métier mais a certainement appris dans l’atelier paternel le maniement délicat du burin, qu’il porte à un haut degré de perfection.
L’exposition présente une large sélection de son œuvre gravé et dessiné et, pour la première fois, la quasi-totalité de ses peintures de chevalet et retables, dont la Vierge au buisson de roses de 1473, son seul panneau peint daté. Schongauer s’y montre fin observateur de la nature, narrateur inventif et délicat, mais aussi artiste lettré.
Les gravures de Martin Schongauer, abondamment diffusées, ont séduit plusieurs générations d’artistes. Faisant appel à tous les arts, les œuvres présentées dans la seconde partie de l’exposition, originaires d’une grande partie du continent européen et créées jusqu’au tout début du 17e siècle, permettent d’apprécier cette large réception artistique des œuvres du « Beau Martin ».
Le musée du Louvre est ouvert tous les jours, sauf le mardi. La dernière admission se fait 1 h avant la fermeture. L’évacuation des salles commence 30 min avant la fermeture.
En métro Lignes 1 et 7, station « Palais-Royal / Musée du Louvre »
Ligne 14, station « Pyramides »
Les tableaux colorés et joyeux d’Auguste Renoir, son iconographie des guinguettes et des bals publics, ont fait de lui un « peintre du bonheur ». Cette réputation a parfois conduit à le marginaliser parmi les grands peintres de la modernité, au motif que celle-ci ne saurait être que mélancolique ou ironique, désabusée ou désenchantée. Son œuvre propose pourtant une réflexion originale sur la modernité, placée sous le signe de l’amour, entendu à la fois comme force régissant les relations humaines et comme sentiment guidant le regard de l’artiste sur ses modèles, sur le monde et sur la peinture elle-même.
À l’occasion des cent cinquante ans du Bal du moulin de la Galette (1876), chef-d’œuvre des collections impressionnistes du musée d’Orsay, cette exposition réunit pour la première fois ce corpus majeur des « scènes de la vie moderne » – tableaux à plusieurs figures représentant des sujets contemporains (distincts des portraits et des paysages) – réalisés par Renoir au cours des vingt premières années de sa carrière (1865-1885). Durant cette période, il participe à l’invention collective d’une « Nouvelle peinture » aux côtés de Manet, Monet, Morisot, Degas ou Caillebotte. Il se distingue toutefois de ses amis impressionnistes par son sens singulier de l’empathie et sa capacité d’émerveillement, ne choisissant que des sujets heureux et en mettant toujours en valeur ses modèles. Ce regard « amoureux » se manifeste par un goût prononcé pour les liens – dans ses motifs (conversations, repas, danse…) comme dans sa manière de peindre, attentive à tout ce qui peut contribuer à un sentiment d’unité (gestes des personnages, lumière enveloppante, équilibre des couleurs, touches fluides et esquissées qui fondent les objets les uns dans les autres).
Musée d’Orsay
Esplanade Valéry Giscard d’Estaing, 75007 Paris
Métro 12, station Solférino RER C, station Musée d’Orsay Bus 63, 68, 69, 73, 83, 84, 87, 94
L’exposition adopte une perspective narrative qui part de l’individu pour tendre vers le collectif, en proposant un parcours thématique en 4 temps suivant le fil de l’autoportrait jusqu’aux fraternités et aux hommages des pairs. Elle explore également les inventions, singularités et métamorphoses du portrait à travers des regroupements thématiques éclairants, ponctués de mises en contexte historiques et d’éclairages sur l’histoire des collections du Petit Palais.
Le parcours s’ouvre sur une première section dédiée à l’autoportrait, quintessence du portrait d’artiste, particulièrement bien représenté dans les collections du Petit Palais. Une galerie de visages, spectaculaire, accueille le visiteur dans la rotonde d’introduction. L’absence de commanditaire et l’introspection du modèle offrent aux créateurs un espace de liberté et d’expérimentation. En lien direct avec le spectateur, l’artiste affirme son style et expose sa personnalité, y compris au travers de portraits métaphoriques ou métonymiques. On y découvre les autoportraits de Gustave Courbet, Pierre Puvis de Chavannes, Léon Bonnat, Jacques-Émile Blanche, entre autres ou encore les étonnants masques en grès de Jean-Joseph Carriès. L’œuvre Autoportrait clown / fleur de Nina Childress et la sculpture hyperréaliste d’Hélène Delprat introduisent un effet de surprise tout en réinterrogeant la tradition du genre aujourd’hui.
La seconde section explore les portraits collectifs, les liens professionnels et amicaux et l’émergence d’associations d’artistes comme le grand format Le Panorama du siècle d’Henri Gervex (1889), ou la galerie de bustes de Paul Paulin regroupant Edgar Degas, Auguste Renoir, Claude Monet et Camille Pissarro.
Les portraits entre artistes et les portraits familiaux illustrent l’intimité et les liens personnels. En regard, les œuvres d’Annette Messager et de Nathanaëlle Herbelin renouvellent l’imaginaire du portrait d’artiste en s’appuyant sur leurs expériences intimes.
Le visiteur découvre ensuite l’espace de l’atelier qui oscille entre lieu de création, de réception et de sociabilité. L’artiste y est photographié ou peint au milieu de ses œuvres et de son décor personnel. Un mur de photographies illustre la fascination pour ce lieu. Les œuvres de Giulia Andreani et de Sophie Calle offrent en contrepoint une lecture contemporaine du sujet entre histoire familiale et atelier nomade.
La fin du parcours explore le dialogue entre artistes et maîtres historiques comme Rembrandt, Léonard de Vinci, Van Dyck, hommages ou parodies. Elle interroge également les caricatures et l’humour dans le portrait. Cindy Sherman, Nan Goldin et Claire Tabouret dialoguent avec ces figures tutélaires par le travestissement, la caricature ou la réinterprétation mythologique.
PETIT PALAIS : Avenue Winston Churchill 75008 Paris Tel : 01 53 43 40 00
Du mardi au dimanche de 10h à 18h – Vendredi et Samedi jusqu’à 20h
Le Musée Daubigny ferme deux ans pour s’agrandir !
En attendant sa réouverture, il s’invite à la Maison de l’Isle à partir du 11 octobre 2025. Retrouvez les plus belles œuvres de nos collections sur Charles François Daubigny et ses élèves et continuez à profiter de notre programmation d’ateliers et d’animations.
Charles François Daubigny (1817-1878) a profondément marqué l’histoire de la Vallée de l’Oise. Dès son installation à Auvers en 1860, il attire autour de lui un grand nombre d’artistes qui viennent profiter de son enseignement et de son sens de l’accueil. Léonide Bourges, Charles Beauverie, Paul Jouanny, Emile Lambinet, Eugène Lavieille, et bien d’autres, vont l’accompagner pour peindre les bords de l’Oise, les champs, les villages. Ils nous offrent ainsi un témoignage fabuleux sur les paysages tels qu’ils étaient au XIXe siècle et sur l’ambiance qui régnait à l’époque à Auvers.