« Un homme presque parfait » de Richard Russo

Richard Russo a écrit ce roman en 1993.

L’homme presque parfait en question a les caractéristiques suivantes :

pas d’ambition autre que de passer du bon temps (rare comme modèle américain !).

un « petit métier » manuel qui ne demande pas trop d’engagement et payé au noir (on le prend, on le laisse…).

Comme d’habitude, Richard Russo nous décrit ici un homme assez content de lui, malgré des défauts dont il est pleinement conscient, heureux de vivre tout simplement.

C’est un livre intelligent et plein d’humour, plein d’humanité aussi.

Quelques phrases du livre

Sur un professeur de philosophie :

Cet homme là paraissait animé, cours après cours, du désir de réfuter l’existence du monde entier. Il commença par réfuter celle des chaises et des arbres, puis choisit pour cible des choses comme la cause et l’effet, jusqu’à très récemmentr aborder la question du libre arbitre.

A propos des retraités :

Depuis leur retraite, leurs épouses en avait fait des collégiens, s’assurant qu’avant le départ à l’école le cache-nez était correctement noué et couvrait leurs mentons couperosés, la fermeture à glissière du pardessus remontée jusqu’en haut.

Un dialogue savoureux entre une jeune femme et un homme bien plus âgé qu’elle :

« Attends, dit-elle avant qu’il ne referme la portière, tu ressemblais à quoi quand tu était jeune homme ?

-  A moi, fit-il, en mieux. »

À lire.

Pour marque-pages : Permaliens.

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