« Exodus » de Léon Uris

Tout le monde connait Exodus, le film. Je vous propose de découvrir le livre, si ce n’est déjà fait.

L’auteur, Léon Uris, né en 1924 dans le Maryland de parents juifs polonais ayant immigré aux Etats-Unis, est décédé en 2003 après une vie bien remplie.

Il s’est tout d’abord engagé dans le corps des Marines à l’âge de 17 ans et y est resté plusieurs années, en pleine guerre du Pacifique. Il est ensuite devenu correspondant de presse et bien sûr écrivain de nombreux romans à succès.

Ce livre est un très grand roman et si l’on dépasse l’histoire sentimentale (et encore), il est très éclairant sur l’histoire et les raisons de la création d’Israël.

On y voit la vie de nombreux juifs dans les pays de l’est, tous différents, mais qui se retrouvent tous en Palestine.

On y suivra une petite fille de sept ans en 1938, Karen, que ses parents confient à une famille danoise et qui, devenue jeune fille, retrouvera son père en Israël après la guerre, mais celui ci, échappé des camps, aura perdu la raison et sa femme y aura été assassinée…

Dov Landau, un jeune juif polonais, victime lui aussi, ainsi que toute sa famille de l’antisémitisme, qui parviendra à s’échapper du ghetto de Varsovie et sera finalement capturé par les nazis.

A la fin de la guerre, libéré par les américains, il rejoindra la Palestine pour aider à la fondation d’Israël.

Exodus est un peu le pivot et symbole de ces évènements.

L’Exodus

C’est un bateau ancien, venu des Usa, rafistolé de partout et qui servira à convoyer de nombreux juifs vers la Palestine.

Il se heurtera aux anglais, qui ont mandat sur cette région et qui ne voient pas d’un bon œil une immigration massive.

D’ailleurs plusieurs bateaux avaient déjà tenté de se rendre en Palestine mais beaucoup avaient été repoussés par les anglais.

Certains des Juifs, alors capturés, avaient même été ramenés en Allemagne dans les anciens camps d’extermination gérés alors par les britanniques !

On fait aussi de grands retours en arrière, et notamment à la fin du XIXème siècle, à l’époque de la création du sionisme.

En 1884 en Ukraine, où l’antisémitisme sévit aussi, on rencontre les frères Rabinsky, qui s’échapperont et se rendront en Palestine à pied, quelque 3000 kms dans des conditions épouvantables. Il leur faudra 40 mois pour y arriver ! Ils y joueront par la suite un rôle important.

On suit tous ces gens courageux qui se sont mis à bâtir un état en dépit de malheurs qui ne semblent jamais vouloir cesser et suivre toutes ces vies permet notamment de mieux comprendre les causes de la création de l’État d’Israël.

Le roman est assez captivant et même si certains personnages sont imaginaires, ils sont l’image d’autres, bien réels ceux là.

Passage du livre

Page 294 (Presse pocket) :

Les difficultés étaient considérables : il y avait le problème de la sécurité, il y avait l’ignorance des juifs dans le domaine agricole, il y avait surtout l’état même des terres, à l’abandon depuis des siècles.

A voir actuellement une exposition au Mémorial de la Shoah à Paris :

ALYAH BETH DU 6 MAI AU 5 OCTOBRE 2008 À l’occasion du soixantième anniversaire de la fondation de l’État d’Israël (14 mai 1948), l’exposition Alyah Beth organisée par le Mémorial de la Shoah du 6 mai au 5 octobre 2008 évoque les départs clandestins des Juifs depuis la France vers Eretz Israël (nom hébreu de la Palestine) entre 1945 et 1948. Alyah est un terme hébreu qui désigne l’émigration juive.

le 1er juin 2008

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