Le type même du faux bon livre.
On se croit plongés dans l’univers effrayant et fascinant de la schizophrénie, avec le personnage central, Lilah Kemp, qui croit avoir fait sortir un personnage de son livre, « Au coeur des ténèbres » de Joseph Conrad (de la page 181 pour être précis) et qui voit les escadrons M et les têtes de cuir envahir les rues, la sturnucémie gagner du terrain, jusqu’à ce qu’on apprenne, arrivé aux 2/3 du livre, que toutes ces choses folles sont bien réelles, une sorte de remake d’une théorie déjà lue sur l’apparition du sida… avec une expérience ratée dans un labo qui donne naissance à un virus très méchant.
Bref, rien de nouveau sous le soleil… D’autant plus que ça fini par tourner en eau de boudin, en mauvais bouquin policier… Tant pis, je vais donner la clef de l’énigme :
le psychiatre fou ( !) faisaient dire à ses clients où se trouvait la clef du coffre, avant de finir lui-même rongé par la sturnucémie (où le traducteur a-t-il trouvé un nom aussi ridicule ?)…
Du mauvais policier.
A part ça, plusieurs personnages caricaturaux apparaissent ici ou là, l’adolescente perturbée dont la mère est une riche nymphomane, la poétesse schizophrène et j’en oublie.
On pourrait gagner du temps en se passant de lire ce livre de 783 pages !
PS : Lisez plutôt, du même auteur, « Grand Hôtel Elsynium », c’est nettement mieux.
