« Mille femmes blanches » de Jim Fergus

Jim Fergus, romancier américain né en 1950, est un ardent défenseur de la cause des amérindiens. Jim fergus a fait mille choses avant d’écrire.

D’abord professeur de tennis en Floride et ensuite écolo il vit dans la nature sauvage et c’est là qu’il commence à s’intéresser aux « Indiens ».

Histoire de ne pas mourir de faim (car il ne compte pas vraiment sur la chasse et la pêche) il devient journaliste, pigiste dans plusieurs revues, notamment le célèbre Newsweek. Il écrit des portraits, des interviews, notamment sur la chasse et la gastronomie et comme il écrit bien, il est remarqué par Jim Harrisson et Robert Redford qui vont lui donner un « coup de main » !

« Mille femmes blanches » est son premier roman

C’est l’histoire de May Dodd, une jeune femme envoyée à l’asile par sa riche famille, car elle vit avec un homme d’une classe inférieure de qui elle a eu deux enfants.

Elle se retrouve donc enfermée et reste à se morfondre, quand le gouvernement (l’action se passe vers 1875) décide, à l’instigation du grand chef cheyenne Little Wolf, de leur envoyer 1000 femmes blanches qu’ils épouseront.

En échange, le gouvernement recevra mille chevaux (toujours une idée de Little Wolf comme on peut s’en douter…).

Aidée d’une infirmière, elle s’engage donc pour participer à ce programme, trouvant là un moyen d’échapper à cet asile, après on verra bien…

Une trentaine de femmes sont d’abord envoyées, dont elle fait partie.

Ce sont ses carnets que nous lisons là.

« Mille femmes blanches » de Jim Fergus

Arrivant chez les Cheyennes, elle devient la troisième épouse de leur chef Little Wolf…

Ce qui nous permet de suivre de l’intérieur, la vie des Indiens.

On voit ensuite les différents revirements des blancs, qui ne tiennent pas leurs divers engagements envers les Indiens et qui ne pensent qu’à les tromper pour s’emparer de leurs terres…

On sent que Jim Fergus est très documenté et là, ça devient très intéressant.

Les personnages sont inventés mais les faits sont réels.

Il faut lire ce livre, important pour approcher l’histoire des Indiens d’Amérique.

Quelques phrases à méditer :

-  page 17 : Nous n’avons jamais cherché à nous multiplier car nous savons que la terre ne peut porter qu’un certain nombre d’entre nous, de la même façon qu’elle abrite seulement un certain nombre d’ours, de loups, de wapitis, d’antilopes et d’autres animaux.

-  page 291 : Cela fait plusieurs semaines que nous voyageons. Dieu merci, j’avais apporté un calendrier et je peux marquer les journées écoulées, faute de quoi j’aurais certainement perdu toute notion du temps puisque les sauvages, évidemment, ne connaissent ni mois ni semaines. Le temps lui-même semblent prendre un cours différent parmi eux -c’est impossible à expliquer… comme s’il n’existait pas, finalement…

-  page 293 : Si les indiens ont peu contribué à la littérature et aux arts de ce monde, c’est sans doute qu’ils sont trop préoccupés à vivre (…)

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