Poussin, Watteau, Chardin, David…

Peintures françaises dans les collections allemandes

Jusqu’au 31 Juillet 2005

Exposition regroupant l68 peintures françaises des XVIIe et XVIIIe siècles parmi lesquelles des tableaux de Nicolas Poussin, Greuze, Chardin, Claude Lorrain, Watteau, Vouet, Boucher, Largillierre…

Toutes ces peintures se trouvent dans des musées d’Allemagne, c’est donc une occasion unique de les voir regroupées.

Contrairement à ce que pourraient croire des esprits mal intentionnés, les toiles françaises des musées allemands ne sont pas des toiles volées au cours de la dernière guerre par les occupants, mais des toiles acquises le plus naturellement du monde au cours des siècles (beaucoup viennent des cours allemandes).

Cette mise au point étant faite, je vais aller ici directement aux toiles qui me semblent les plus intéressantes, en tout cas vers celles qui me plaisent le plus.

On est accueilli par deux magnifiques portraits de Pourbus, un ” Louis XIII enfant » et un « Elisabeth de France ».

Puis dans les caravagesques (ceux qui ont appris la technique du Caravage en Italie), Valentin de Boulogne, « les tricheurs » un tableau splendide.

Simon Vouet avec son « portrait d’homme ».

Les Georges de la Tour, en face, paraissent plus schématiques dans les visages (sauf les merveilleux « mangeurs de pois »).

Un paysage rappelant Corot ( !) « le christ apparaissant à Madeleine de Claude Gelée dit le Lorrain, merveilleuses variations dans les verts rompus.

Un étonnant paysage Laurent de la Hire « paysage rocheux avec deux voyageurs et une cascade » rappelant… Cézanne (dans les couleurs et même dans la touche !).

Un étonnant « bataille de Parkany » par Martin le Jeune, ressemblant à une carte militaire (avec la poésie de la peinture en plus) !

Un très beau portrait, très vivant, de Fénelon par Joseph Vivien.

Magnifique Hyacinthe Rigaud « portrait d’Everard Jabach »

« Portrait de Charles Le Brun » par Largillière, magistrale démonstration de « comment faire de l’or avec de l’ocre jaune » !

Magnifique « annonciation de Poussin » avec une colombe qui descend sur la Vierge. Très beau.

Etonnant Largillière « l’artiste et sa famille », saisissant de vie.

Un Fragonard « vieillard lisant » dont la touche nous montre que ce peintre fut quelque peu précurseur de l’impressionnisme.

Beaux portraits de Nattier et surtout de Greuze.

Natures mortes de Oudry.

Un document historique : « la démolition des maisons du pont au change » d’Hubert Robert, 1787, très réaliste.

Très beau Vigée-Lebrun « portrait de la Reine Louise de Prusse ».

« le prêtre grec » de François-André Vincent très réaliste.

Et l’exposition s’achève sous le regard de la Comtesse de Sorcy peinte en 1790 par David, une variation formidable dans les blancs beiges.

Une belle exposition, à ne pas manquer.

le 17 mai 2005

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