Le dernier livre de TC Boyle, toujours aussi passionnant !
Difficile de le lâcher…
Elle s’appelle Dana Halter, jeune femme sourde mais parfaitement intégrée dans la société américaine, professeur dans une fac pour les sourds-muets.
Un jour, elle se fait arrêter et mettre en prison car elle est victime d’une usurpation d’identité.
La communication avec la police et la justice est pour le moins très difficile… C’est le passage un peu kafkaïen du livre.
Son « petit copain », réalise des effets spéciaux pour le cinéma.
Pour aider Dana à sortir de là, il est obligé de laisser tomber le travail qu’il est en train de faire.
Et les voilà qui s’embarquent tous les deux dans une incroyable aventure afin de mettre la main sur le voleur d’identité ; ils traverseront même en voiture les USA de la côte Ouest à la côte Est !
Un passage qui explique la signification de talk talk (à priori, rien à voir avec la musique !), page 264 et qui montre aussi toute la poésie et la tendresse avec lesquelles Boyle évoque les sourds-muets :
Certaines élèves parlaient tout fort en même temps, d’une manière qui était totalement inintelligible pour les entendants, une sorte de grognement chantonnant qui sous-titrait les signes.
C’était le « Talk Talk », le « parler parler », ce qui arrivait quand les sourds se retrouvaient entre eux(…). Index quatre doigts main à la bouche, tapotant, tapotant, pour montrer les mots qui sortaient.
Quand les sourds se réunissent, c’est talk talk tout le temps.
Mais je ne vais pas tout raconter… je dirais simplement que c’est un excellent roman.
