« Titan » de Stephen Baxter

Stephen Baxter est anglais.

Quatrième de couverture :

Né à Liverpool en 1957, ingénieur en mathématiques de l’Université de Cambridge, docteur en aéronautique de l’université de Southampton, Stephen Baxter renoue avec la tradition de ces grands scientifiques qui, tel Arthur C. Clarke, ont consacré leur savoir à rêver l’homme, mêlant réflexion philosophie et roman d’aventures.

Il a, de plus, été candidat astronaute en 1991. Grosse tête, passionné et concerné par la conquête spatiale.

Les conclusions qu’il en tire ici ne sont guère concluantes. Il n’est pas vraiment pour l’aventure. À quoi bon ? Ça sert à quoi tout ça ? Et après ?

Le roman est assez curieux. Il y a de l’idée mais ça n’est pas trop bien écrit…

Les deux premiers tiers du livre sont intéressants, après on tombe un peu dans le délire. On a l’impression que l’auteur s’est demandé « qu’est-ce que je pourrais bien trouver de plus fou ? »…

C’est l’histoire d’une équipe d’astronautes de la Nasa qui tente une aventure : aller sur Titan, l’un des satellites de Saturne sur lequel on aurait trouvé des traces de vie ! Mais voilà, il n’y a plus de crédit à la Nasa et ces astronautes n’ont droit qu’à un billet aller !

Mais ça n’est pas grave ! La science évolue et on viendra bien les chercher un jour ! Suit un voyage interminable de 7 ans à 5 dans un espace relativement limité et en état d’apesanteur (la masse musculaire en prend un coup malgré leurs séances de gymnastique).

Ils finissent par se poser sur Titan, mais il y a un mort (une morte pour être précis, elle avait oublié d’appuyer sur un bouton sur lequel il ne fallait absolument pas oublier d’appuyer, bouleversée qu’elle était par la mort de sa copine qui avait été irradiée)…

Séjour à trois sur Titan, sinistre, noir glacé, il fait toujours nuit, toujours froid (moins 180°).

Encore un mort.

Et puis ils restent à deux, Rosenberg et Paula. Manque de chance, pendant ce temps là, les Chinois décident de « suicider la terre ». Ils font dévier un énorme astéroïde et « boum ! ». De bleue la terre vire au blanc… vitrifiée. Damned !

Quand à Rosenberg et Paula, ils partent dans une excursion Titanesque à 192 kms de là (et à pied !) qui vire rapidement en voyage scatologique (rien ne nous est épargné sur comment un astronaute fait (c’est bien le cas !) pendant 20 jours pour aller aux toilettes sans toilettes.

Mais ne racontons pas la fin (surprenante !) si jamais vous étiez tenté de lire ce roman.

Pourtant et malgré toutes ces invraisemblances, le livre se lit facilement malgré ses 700 pages. On est pris… En plus, on sent que l’auteur a une solide formation de biologiste.

Une question émerge : Comment se fait-il que l’homme, né de la terre, ne puisse s’adapter à aucun autre monde ou plus exactement que tous les autres mondes soient hostiles ?

Pour marque-pages : Permaliens.

Les commentaires sont fermés