Ann-Marie MacDonald est auteur de pièces de théâtre et comédienne.
Elle nous livre ici un très beau roman de près de 800 pages, en grande partie autobiographique, admirablement bien écrit.
Une histoire racontée lentement, dont la trame est assez compliquée mais qui se lit avec plaisir.
On y assiste à une sorte de psychanalyse.
Quelques phrases piochées ici ou là :
« Il n’y a que 4 ou 5 personnes différentes dans le monde ».
« La peur n’est pas le contraire du courage. Elle est la condition du courage ».
« La robe bleue est l’un de ces détails qui prennent vie dès que la parole les libère. Comme la princesse dans son cercueil de verre. Ouvrez le couvercle, ôtez la pomme de sa bouche, libérez le mot dans l’atmosphère. Regardez le s’agglutiner à ses semblables, former des grappes de sens ».
Très grand livre, à lire absolument !
Un grand bravo aussi aux traducteurs Lori St-Martin et Paul Gagné qui ont reçu le Prix du Gouverneur général du Canada pour la traduction en français en 2000 du premier roman d’Ann-Marie MacDonald, « Un parfum de cèdre ».
