
Le musée Granet a ouvert ses portes à quelques privilégiés en avant-première le 7 juin. Rénové et à peine inauguré (mars 2006), le musée de la place Saint-Jean-de-Malte présente l’exposition événement « Cézanne en Provence ».
C’est un impressionnant rassemblement de 117 oeuvres (85 huiles, 32 aquarelles)venues du monde entier, de musées aussi bien que de collections privées, qui est présenté dans le cadre de l’année Cézanne. Émouvant aussi, ce retour des oeuvres en Provence 100 ans après la mort de leur créateur !
L’exposition est organisée en 12 salles présentant un thème chacune. C’est ainsi que la visite commence par les paysages et les portraits réalisés au Jas de Bouffan, puis suivent les salles consacrées aux aquarelles, un peu décevantes.
Viennent ensuite les salles évoquant l’Estaque, Gardanne ou Bellevue. La construction des tableaux apparaît, l’organisation autour des couleurs aussi.
La visite se poursuit par la vision de paysages, pins immenses, bosquets, chemins tortueux et rocailleux…
Bibémus : les carrières dorées, les empilements de roches, autant d’amas caillouteux qui annoncent un certain cubisme.
La période « atelier » de Cézanne sur le chemin des Lauves fait naître les célèbres natures mortes et les non moins célèbres baigneuses.
Tout le monde les attendait, elles sont là, en fin d’exposition, comme les dernières compagnes du peintre : « les » Sainte-Victoire ! Une salle entière leur est consacrée.
Quelques photographies géantes et émouvantes représentant le peintre ponctuent la fin de la visite.
A noter la très agréable présentation des oeuvres dans des salles remarquablement éclairées, avec un système que ne génère aucun reflets sur les tableaux (certains, même des huiles, sont sous vitre). Une exceptionnelle exposition en province, historique, à voir absolument avant que les oeuvres ne repartent aux États-Unis, en Russie, Suède, Suisse, Italie, au Canada, parmi les quelques collections relevées.
Muriel Marhic pour le JDP.



