
Katsushika Hokusai (1760 -1849) Album de peintures Nikuhitsujō (vers1808-1809 1 volume, shihon © Victoria and Albert Museum, Londres
Hokusai (1760-1849)
Du 1er octobre 2014 au 18 janvier 2015
Les amateurs d’estampes japonaises vont être servis ! En effet le grand maître Hokusai fait son entrée au Grand Palais jusqu’au 18 janvier 2015 (avec relâche entre le 21 et le 30 novembre 2014 pour échanger les estampes, trop fragiles à la lumière)
Une grande exposition avec le magnifique travail d’Hokusai en toile de fond.
La longue vie d’Hokusai lui permit de changer plusieurs fois de style, changeant même de nom à cette occasion tout en donnant le sien à certains élèves !
De très belles estampes sur soie ou sur papier sont à voir.
Des manuels de dessin, tel celui ci-dessous :

Hokusai Manga. Carnet de croquis divers de Hokusai
Tout est dessiné dans ces manuels, des animaux aux personnages humains dans toutes les attitudes possibles en passant par les coquillages.
Beauté et raffinement
On ressent à cette exposition la beauté et le raffinement propre à la civilisation japonaise.
La technique de l’estampe
Un film intéressant, à la moitié de l’exposition (en bas du grand escalier), nous montre la technique de l’estampe. Il ressemble à l’extrait ci-dessous :
Aphorisme :
Sur la vieillesse et le fait qu’on ne cesse d’apprendre en peinture :
« Depuis l’âge de six ans, j’avais la manie de dessiner la forme des objets. Vers l’âge de cinquante ans, j’avais publié une infinité de dessins, mais tout ce que j’ai produit avant l’âge de soixante-dix ans ne vaut pas la peine d’être compté.
C’est à l’âge de soixante-treize ans que j’ai compris à peu près la structure de la nature vraie, des animaux, des herbes, des arbres, des oiseaux, des poissons et des insectes.
Par conséquent, à l’âge de quatre-vingts ans, j’aurai fait encore plus de progrès; à quatre-vingt dix ans, je pénètrerai le mystère des choses; à cent ans je serai décidément parvenu à un degré de merveille, et quand j’aurai cent-dix ans, chez moi, soit un point, soit une ligne, tout sera vivant. »
Malheureusement, Hokusai quittera ce monde à l’âge de quatre-vingt neuf ans en 1849 !
Ci-dessous, la fameuse « vague » qui s’appelle en réalité : « Dans le creux d’une vague au large de Kanagawa »

Katsushika Hokusai (1760 -1849) « Dans le creux d’une vague au large de Kanagawa »
Série : Trente-six vues du mont Fuji Fugaku Sanjūrokkei Kanagawa oki namiura Début de l’ère Tempō (vers 1830-1834)
Estampe nishiki-e, format ōban 25,6 × 37,2 cm Signature : Hokusai aratame Iitsu hitsu Éditeur : Nishimura-ya Yohachi Bruxelles, Musées royaux d’Art et d’Histoire © Musées royaux d’Art et d’Histoire, Bruxelles
biographie
1760
Naissance de Hokusai sous le nom de Tokitarō
1778
Entrée dans l’atelier de Katsukawa Shunshō, spécialisé dans les portraits de comédiens
Premières estampes en couleurs sous le nom de Shunrō
1794
Création du nom Sōri, lié à son rapprochement de l’école Rinpa
Changement radical de style, production intense de surimono (estampes luxueuses en couleurs)
1798
Transmission du nom Sōri à l’un de ses élèves et création du nom Hokusai
Installation comme artiste indépendant
1810
Création du nom Taito
Spécialisation dans les manuels de peinture
1814
Parution du premier carnet de Hokusai manga
1820
Création du nom Iitsu
Période plus particulièrement consacrée aux nishiki-e (estampes en couleurs)
1830-1834
Trente-six vues du Mont Fuji
1834
Création du nom Gakyō Rōjin Manji, « Manji, le Vieil Homme fou de peinture »
Réalisation de nombreuses peintures
1849
Décès de Hokusai
Vers 1856-1859
Découverte de Hokusai Manga par Félix Bracquemond
Début de la vogue du japonisme en France.
