Millénium1

Les hommes qui n’aimaient pas les femmes

Millénium 1 – Les hommes qui n’aimaient pas les femmes de Stieg Larsson – Edition Actes Sud

Comment parler de ce livre sans jouer les “spoilers” ? Comme il possède une intrigue policière et que beaucoup d’entre vous joueront comme moi au détective pour trouver le coupable avant le héros, je tairai donc l’histoire, pour vous parler de mes impressions.

Le livre est construit comme un gros sandwich au pâté. Deux tranches de pain constituent l’histoire du journal “Millénium” avec au milieu une tranche de pâté (qui ne manque pas d’épices et de cartilages) que représente l’histoire policière.

On est en Suède, alors pas de doughnut, pas de Coca-Cola (si un peu quand même), pas de whisky, mais des bagels et de l’aquavit, des maisons appelées “cabanes” juste parce qu’elles sont en bois. Pas de noms anglo-saxons, mais des noms de meubles Ikéa, ce qui rend leur mémorisation quelquefois un peu difficile . On s’en sort quand même pas mal avec les prénoms choisis (exprès ?) par l’auteur.

Ce qui fait aussi que le roman n’est pas trop dépaysant, c’est qu’en dehors des us et coutumes de nos voisins nordiques, nous naviguons dans un monde familier de I-book, d’ e-mails, d’ écrans, de caméras, Google, de disques durs et des malversations financières.

Pour ce qui est du style, ceux qui connaissent Elizabeth George (d’ailleurs citée dans le roman) ne seront pas dépaysés.

Pour l’ambiance, les amateurs de feuilletons américains sentiront des parfums de NCIS ( certains personnages), de Boston Justice (pour les relations humaines), de Dexter (psychologie ?), un peu du “Da Vinci code” aussi si l’on veut. Il est remarquable aussi de noter que les personnages ont besoin de se nourrir et de prendre des douches, de changer de vêtements, et autre…

Et pour terminer, je vous incite à faire ce que j’ai regretté de ne pas avoir fait dès le début : compter le nombre de fois où les personnages font du café !

Muriel Marhic, http://www.marhic.com

le 29 septembre 2009

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